‹ Histoire d'un livreChapitre 24 sur 53 · FABIUCATION DU PAPIER A LA FORME · texte numérisé non relu

FABIUCATION DU PAPIER A LA FORME

Vouvreur vient de puiser de la pâte ; il secoue sa forme avant de la poser sur la rigole inclinée, au bord de la cuve. — Le coucheur étend une étoffe de feutre. — A droite sont les fo. îtres, et des feuilles de papier achevées, empilées.

dire dans lequel l'encre ordinaire s'imbiberait en s'étalant et en formant des taches. Lors donc que le papier est destiné à recevoir l'écriture, il doit être collé, imbibé d'une faible quantité de colle de pâte ou de colle de peau (gélatine) semblable à la colle forte de menuisier, mais plus blanche et plus fine. Cette colle unit les fibres du papier, le rend plus solide; en même temps elle bouche les pores, les espaces excessivement petits qui existaient entre les fibres enchevêtrées; elle empêche l'encre de se glisser dans ces pores et de s'étaler. L'ouvrier

trempe donc les feuilles encore humides dans de la colle très claire; il les fait égoutter, puis les presse une fois de plus. Enfin on fait sécher, en étendant les feuilles à l'air sur des cordes tendues. Le papier ainsi préparé ne boira plus l'encre. Mais quand le papier est destiné à faire des livres, à être imprimé, cette dernière opération est inutile; Y encre d'imprimerie ne s'étale pas. La plupart des livres sont imprimés sur du papier sans colle, et qui boit, comme vous en avez fait l'expérience, lorsqu'il vous est arrivé de laisser tomber maladroitement une goutte d'encre sur un de vos livres de classe.

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