Livre ries morts, (h. t-Jô
bon, charitable. — Vous voyez que ce qu'on a appelé les œuvres de miséricorde étaient inventées dès ce temps-là.
Ces deux lignes suffisent pour vous donner une idée nette des formes et de la disposition des caractères hiéroglyphiques. Arrêtez-y un instant vos yeux. Évidemment ces petits dessins, délicats de forme, devaient être assez longs à peindre. Quand on grave des inscriptions sur la pierre, on peut prendre son temps. Mais lorsqu'il s' agissait non plus seulementde tracer quelques phrases, mais d'écrire des livres, de longs traités de science, de longs récits d'histoire, il fallait aller plus vite. Tout en conservant, pour les inscriptions sur les monuments, pour les écrits officiels et les livres religieux, l'antique écri ture sacrée, on imagina une forme plus rapide pour F usageordinaire, une écriture courante qui diffère des signes hiéroglyphiques à peu près comme notre écriture manuscrite diffère des lettres imprimées. On ne changea pas les signes, on les abrégea seulement, en simplifiant leurs contours. Cette écriture abrégée a été nommée écriture hiératique, c'est-à-dire sacerdotale, en usage parmi les prêtres : n'oublions pas que presque tous les lettrés d'alors étaient prêtres. En voici une ligne :