‹ Histoire d'un regimentChapitre 18 sur 135 · III ST 01 U K D'UN H KG IM KM · texte numérisé non relu

III ST 01 U K D'UN H KG IM KM

Six congés de grâce par compagnie étaient accordés à ceux dont les parents avaient quelque fortune et un peu d’influence. Le prix de ces congés était versé dans la masse générale du régiment : s’il restait sept ans et j » 1 n s à servir, c’était 500 livres; pour six ans on payait 250 livres; pour cinq ans, 200 livres; pour quatre ans, 100 livres; pour trois ans, 120 livres; pour deux ans, 90 livres; pour un an, 50 livres.

Au bout de vingt-quatre ans de service, le soldat avait droit à conserver la solde entière, à porter l'uniforme toute sa vie, à se retirer dans son pays ou à se faire admettre aux Invalides. Quelques-uns préféraient rester au régiment. Quand l’âge les mettait hors d’état de servir, ils recevaient des pensions ou étaient admis à l’Hôtel des Invalides. Tout homme qui avait ainsi obtenu la pension de récompense militaire était habillé, au départ, d’un uniforme neuf, et on lui payait 56 livres tous les huit ans pour le renouveler. Trente ans de services donnaient droit à l’exemption de taille industrielle et autres impositions personnelles.

Le grand nombre des invalides, quoique l’Hôtel put en contenir jusqu’à sept mille, avait fait créer des compagnies détachées. A partir de 1776, il y eut seize compagnies de bas-officiers, huit de canonniers et soixante-cinq de fusiliers. Les détachements de quelques-unes d’entre elles étaient confinés dans des bicoques, au fond des Alpes ou des Pyrénées; leur vie y était fort douce. Sous Louis XVI, plus de trente mille anciens militaires étaient recueillis ou assistés à l’Hôtel des Invalides, dans ses succursales et dans les compagnies détachées. C’était le cinquième de l’armée active sur le pied de paix. Ce chiffre montre quelle sollicitude l’État témoignait à ceux qui avaient vieilli ou avaient été blessés sous ses drapeaux.

Telle était la vie militaire, en temps de paix, du régiment de Bassigny; tels étaient la physionomie et le caractère des habits blancs.

Les discussions philosophiques du xvme siècle modifièrent cet état de choses, et la Révolution bouleversa les régiments comme le reste. Avant de montrer au combat le soldat de l’armée royale, nous marquerons le nouvel esprit des officiers et des soldats, au moment où Bassigny, par suite du règlement de 1791, prend le numéro 52. Par une curieuse coïncidence, c’est à Tours, notre garnison actuelle, que nous étudierons l’acheminement au nouvel ordre de choses. Le 52e y arrive, venant de Brest, le 4 juin 1791.

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