‹ Histoire d'un regimentChapitre 49 sur 135 · Quarante et un ans · texte numérisé non relu

Quarante et un ans

gcurs qu’il commandai! ; il a rallié la réserve dans le plus grand ordre. Le colonel a demande la croix pour lui1 2.

Il parait que, par cette victoire, nous avions empêché les Russes de surprendre I armée française.

Nous eûmes le chagrin de voir partir le colonel Darricau, nommé

Le bouillon du passage. « Aimable enfant, timide et sans art, tu es l’orgueil de ton escouade. » • (D’après une lithographie de Raffet. Collection Auguste Cain.)

général de brigade, le 15 février 1807. Il avait trente-quatre ans. Quel chef! 11 était ferme et bon. Il savait soumettre les caractères sans les blesser, les dominer sans les avilir. 11 nous avait donné la mesure de son énergie dans la marche en retraite que nous exécutâmes après Mohrungen*. L’ennemi était sur nos talons. Nous passâmes une nuit et

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