Il ne l’obtint cpie le S décembre
2. Le corps de Bernadotte avait ordre de se rapprocher du maréchal Xey. Napoléon opérait la concentration de l’armée pour la campagne de 1807. C’est ce qui explique la marche rétrograde après un succès.
un jour presque continuellement sons les armes, avec la neige jusqu’à mijambes. Nous eûmes à passer un défilé, et nous employâmes douze heures de nuit pour faire deux lieues. Nous étions accablés à la fois par la fatigue, la faim et surtout par le sommeil. On dormait en marchant, et, à chaque pas, il fallait s’arrêter pendant des quarts d’heure. Et personne ne grognait, parce que chacun en sentait la nécessité. Ce que le soldat blâme, ce sont les ordres mal donnés, mal transmis ou mal compris; et les meil-
« Après vous, Sire! » — D’après Charlet.
leurs ne valent plus rien lorsqu’ils droguent ou qu’ils marchent pour les capucins.
Aussi, dans cette retraite, le courage ne les abandonna jamais; mais, quelquefois, leurs forces les trahirent. Le colonel Darricau forma une forte arrière-garde composée d’officiers et de sous-officiers. Il en prit le commandement, et leur donna mission de réveiller et de faire marcher les hommes qui, succombant au sommeil, se jetaient dans la neige sur les côtés de la route. Combien il en sauva ainsi!
Notre nouveau chef, le colonel Aymard, venait du 8e de ligne. Il était jeune aussi1, actif et brave. Il avait quatorze campagnes et trois blessures.