‹ Histoire d'un regimentChapitre 52 sur 135 · ra · texte numérisé non relu

ra

2. Quand Mouton revint, Napoléon avait déjà jugé l’effet de la batterie. Il lui dit en souriant : « Ce sont de mauvaises têtes; laissons-les faire. »

LA 32e DEMI-BRIGADE.

Le feu ne cessa que vers dix heures du soir, et nous bivaquàmcs au milieu des morts.

Friedland nous a valu la paix et la perte de notre général de division. Dupont était fait grand-croix de la Légion d’Honneur et nomme au commandement d’un corps d’armée en Espagne. Combien nous l’avons regretté et que de gloire nous lui devions depuis deux ans1! » Le général Ruffin l’a remplacé, et le maréchal Victor a définitivement pris le commandement du 1er corps.

Par décret du 1er octobre, 11 officiers, 8 sous-officiers, 6 caporaux et soldats reçurent la croix. C’étaient les récompenses de Friedland.

Je suis guéri de ma blessure, et dans nos cantonnements des environs de Berlin nous dansons et nous chassons la grosse bête. Les filles sont passables, et les forêts d’alentour très giboyeuses. Nos hôtes payent les bals, et tâchent, à l’affût, de nous placer dans de mauvais postes2 * *.

OPÉRATIONS DU 5e BATAILLON A l’aRMÉE DE PORTUGAL.

Au cours de la campagne de Pologne, le 7 avril 1807, le dépôt de Paris avait reçu l’ordre de fournir le nombre d’hommes nécessaire pour compléter à 150 les 6 compagnies du 5° bataillon, en station au camp de Saint-Lô5. Il devait en outre constituer 2 compagnies de 150 hommes pour porter à 1200 l’effectif du bataillon.

Ce 5e bataillon, aux ordres du commandant Perrin, fait partie du 5e régiment provisoire organisé avec le 1er bataillon du 32e et un bataillon du 58e. M. Bertrand, major du 58e, le commande. Il appartient à la brigade Thomières, de la 2e division (général Loison) de l’armée de Portugal, commandée par le général de division Junot, sous la dénomination : premier corps d’observation de la Gironde.

Jusqu’au 17 octobre il est aux environs de Bayonne; il s’organise et complète son effectif.

A cette date, le général Junot met son armée en mouvement, et entre sur le territoire espagnol. Le corps d’armée français eut beaucoup à souf-

1. Peut-on croire que ce brillant divisionnaire soit l’homme de Baylen? Remarquable dans l’exécution des ordres, il était incapable d’en donner et de commander en chef.

Page 1