‹ Histoire d'un regimentChapitre 53 sur 135 · Ici prend fin le journal du sous-lieutenant Ravy · texte numérisé non relu

Ici prend fin le journal du sous-lieutenant Ravy

5. Les compagnies d’élite étaient parties pour l’Allemagne le 2 novembre 1806, et avaient formé,

avec les compagnies de grenadiers et de voltigeurs des 5e bataillons des 96° et 9° de ligne, le 2e bataillon,

dit d’élite, des grenadiers de la réserve.

fiir dans le tr.'ijel de Salamanque à Aleantara, par San Mugnos, Ciudad- Hodrigo, Fuente Cuinaldo et Moralcja. De nouvelles privations, de nouvelles soiiIlVanees l’ai tendaient encore dans le trajet de Castello-Branco à Sobreira. l'as de vivres; des chemins affreux, défoncés par le mauvais temps; el les deux tiers des soldats étaient de jeunes conscrits sortant des dépôts ! I n certain nombre périrent en route de fatigue et de misère : « (les troupes, écrit le lieutenant général Thiébault, dans sa relation de l’expédition de Portugal en 1807 et 1808, venaient de faire la marche la plus pénible et la plus affreuse que jamais une armée s’avançant pour combattre ait osé entreprendre. »

Notre bataillon est à Abrantès le 2 décembre. Il arrive à Lisbonne le 8, mais dans un misérable état. Les compagnies étaient presque désorganisées*. Beaucoup de soldats descendaient le Tage sur des bateaux, d’autres arrivaient à Lisbonne transportés sur des ânes, n’ayant plus ni armes, ni vêtements, ni chaussures, méconnaissables et presque moribonds. Les situations du bataillon le portent à Péniche, le 7 février 1808. Son effectif est de I 453 hommes ainsi répartis : Présents sous les armes : 19 officiers, 930 hommes. Hôpitaux : 544 hommes; détachés, GO; venant de Paris, en route : 100 hommes. Le Portugal avait été occupé sans coup férir, mais au prix de quelles fatigues et de quelles souffrances!

Le début de 1808 fut calme. Mais les premiers événements de la guerre d’Espagne avaient secondé les efforts incessamment faits par les Anglais pour exciter les habitants à l’insurrection. L’armée de Portugal allait avoir ses communications coupées avec la France.

Le 3" bataillon est, au 5 juin, à une lieue d’Almeïda, sous les ordres du général Loison, vis-à-vis le fort espagnol de la Conception. Deux compagnies prennent possession de ce fort, évacué la nuit, et y tiennent garnison jusqu au l r juillet. Les six autres forment la garnison d’Almeïda, commandée par le général Chariot.

Pendant ce temps, 10 000 Anglais débarquaient à l’embouchure du Mondégo.

Le 26 juillet, le commandant Perrin, avec 12 officiers, 784 hommes, 2 pièces de canon et 50 dragons, occupe Abrantès, aux ordres du général Chariot.

Le 9 août, le général Loison entre dans Abrantès. ^ll en repart avec toute sa division, le 11. Le 18, il lui fait prendre position à Torrès-Yedras.

Page 1