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rieurs le rappellent dans la famille. Mais, ces années, il les lui donne lonl entières, sans restriction ni calcul. C’est lui que la voix de son général fait tressaillir quand, dans le péril, il lui parle du pays. C’est lui qui, avec d’impérieux instincts d’agitation cl de mouvement, se condamne à la pénible immobilité de la tranchée, où la mort vient le frapper, l’arme au pied. C’esl lui qui souffre patiemment, et qui, prêt de rentrer dans scs foyers, ne demande, au terme et pour prix de ses efforts, qu’un certificat de bonne conduite1 2! »
C’élait ce soldat-là, âgé de vingt-trois à vingt-six ans, qui composait en grande partie les régiments d’Afrique et de Sébastopol. Ce fut notre meilleur*.
Il a toutes les vertus civiles et militaires.
Par son ordre du jour du 20 septembre 1837, M. le lieutenant général commandant la 5e division militaire fait connaître que, lors d’un incendie qui éclata au village de Voippy (près Metz), plusieurs militaires du corps, les sieurs Pillon, caporal; Raymond , Morineau, Roussiynol et Cliuen, fusiliers, se sont particulièrement distingués. Les fusiliers Carlier et François sauvèrent le mobilier de la maison incendiée en exposant leurs jours. Le fusilier Carlier trouva dans une paillasse une bourse remplie d’argent et la remit, sans l’ouvrir, au curé du village.
« Tous ces militaires qui n’avaient pu rentrer au quartier pour l’heure de l’appel, se contentèrent de demander au maire de Voippy un certilicat attestant qu’ils avaient été retenus. Ils ne firent, à leur rentrée, aucune mention de ce qui leur était arrivé, tant ils trouvaient leur conduite naturelle. Ce fut par le rapport des autorités civiles que M. le lieutenant général en eut connaissance. M. le préfet de la Moselle proposa une gratification aux fusiliers Carlier et François. Us la refusèrent et prièrent le préfet de bien vouloir faire distribuer la somme aux victimes de l’incendie. »
Bel exemple de bravoure, de modestie et de générosité.
De la fin de 1857 à 1840, le 52e tint garnison à Mâcon et fournit un détachement à Auxonne. Le 15 juin 1840, il est à Lyon, en 1841 à Briançon, et le 25 juillet 1842 à Toulon.
A u la longue durée du service, il était utile de dépayser un peu les