CHAPITRE II
Les 5 bataillons du 52e et l’état-major débarquèrent, à Marseille, les 50 juin et 1" juillet 1850.
Par décret du 5 novembre 1855, le colonel Teulal avait remplacé le colonel Cavaroz, mort, le 14 octobre, des suites de sa blessure. 11 avait cinquante-cinq ans. Entré au service dans la Légion des Basses-Pyrénées le 5 avril 1816, il avait mis dix ans pour arriver au grade de sous-lieutenant. Quatorze campagnes, une blessure et trois citations lui avaient valu la croix d’officier de la Légion d’Honneur et le grade de colonel.
Le 25 juillet, le Régiment fit son entrée dans Soissons; il reçut de la population un accueil enthousiaste.
En 1857, le 52e va tenir garnison à Phalsbourg. De nombreuses nominations sont faites dans l’ordre du Medjidié. Tous ceux qui ont fait partie de l’armée d’Orient, antérieurement au 8 septembre 1855, reçoivent la médaille de Crimée , instituée par S. M. la reine Victoria. Douze médailles de la Vertu Militaire sont envoyées par S. M. le roi de Sardaigne; uqe croix de chevalier et douze médailles militaires1 2 ont été attribuées, au Régiment, à la suite de la prise de Sébastopol.
Le colonel Pradier succéda au colonel Tculat, admis à la pension de retraite par décret impérial du 17 mars 1860. Sous son commandement, le Régiment tint successivement garnison à Napoléon-Vendée, Lyon et Avignon.
C’est dans cette ville que le colonel Merle vint prendre le commandement du Régiment, le 18 décembre 1865. C’était un ancien officier d’ordonnance de l’Empereur. Il avait quarante-deux ans, cinq campagnes d’Afrique, de Crimée et d’Italie, une blessure et la croix d’officier de la Légion d’Honneur. C’est lui qui conduira le Régiment à Metz. Il fut nommé général de brigade le 15 septembre 1870*.