Voir fig
taquer que par la brèche pratiquée à côté de la tour Y, ou par l’intervalle laissé entre cette tour et le bâtiment incendié D. La tour V de l’angle occidental était restée au pouvoir des défenseurs. Elle était large, solide, appuyée sur la substruction romaine et couverte par une plate-forme sur voûte. A la fin de la nuit, le baron avait hâtivement fait démonter les deux trébuchets demeurés en dedans de la palissade. Les bois avaient été portés dans la cour du château, car, prévoyant que le retranchement palissadé ne pourrait tenir longtemps, il ne voulait pas que ces engins restassent au pouvoir des Bourguignons. Dans la tour occidentale Y du coin, une forte arbalète à tour avait été réservée. Le baron la fit dresser au jour, sur la plate-forme1, non sans peine. Mais pour bien saisir ce qui va suivre, un tracé nous est nécessaire, indiquant la position des ennemis et l’état des défenses (fig. 45) 2.
Les défenseurs occupaient encore le 7 juin, au matin, le retranchement G, celui A A et la barricade B ; en H, avait été élevée dès le commencement du siège, une bonne palissade devant l’entrée, avec bretèclie. En Dr, une autre palissade se dressait en avant du fossé ; en E était un deuxième retranchement, devant l’entrée de la poterne, et en G une forte barricade. Le bâtiment F, reste de la construction romaine, surmonté d’un couronnement crénelé, pouvait résister longtemps. Les tours V, M, m. m' et V' étaient en-