Figure
débris des maisons démolies sur ce point, fut armé de trois couleuvrines en C, en E et en D.
De leur côté, les Français avaient déblayé la plate-forme de la tour G conquise, avaient bien gabionné le parapet, et mis en batterie trois pièces dirigées contre le retranchement, et une spirole dirigée contre la tour K restée au pouvoir des Bourguignons.
Les femmes, les enfants, les vieillards furent occupés à renforcer aussi le second retranchement I, M, derrière le mur de l’abbaye, et la jonction M, N. Ce second retranchement fut armé de trois pièces. Des issues étaient réservées aux extrémités et par la porte O de l’abbaye.
Le temps se maintint à la pluie pendant la journée du 2 5 septembre qui se passa sans combat sérieux. On se tâtait. La garnison était trop peu nombreuse pour laisser un poste à la tête du pont. Cet ouvrage fut abandonné dans la nuit du 2 5 au 26, et l’ennemi y entra sans coup férir.
Mais recevant des boulets de la bombarde du boulevard I % il ne s'avança pas sur la route montante, et s’abrita derrière le cavalier de la rive gauche. Il parut toutefois au sire de Montcler que les Français préparaient une attaque ou une fausse attaque de ce côté.
Pendant la nuit, six toises de la courtine Nord, voisine de la tour G, tombèrent dans le fossé de a en b ; depuis deux jours les mineurs travaillaient en vue de ce résultat. Dès le matin du 26 septembre, l’assiégeant ouvrit le feu contre le retranchement. La position dominante de la tour G lui donnait un grand avantage, et quoique les gens de la ville répondissent de leur mieux, vers midi, les couleuvrines C et D étaient démontées, les gabions bouleversés ; alors l’assaut fut ordonné. Par la brèche a b s’avança une grosse •colonne de piétons, les couteaux de brèche en main et en