I. Voir la figure
HISTOIRE D'UNE FORTERESSE. ]l3
prêts à faire des sorties louics les fois qu'ils en recevraient l'ordre.
Clodoald maintint sous son commandement direct les mille hommes de réserve logés au centre de la cité, l'-.iis il pourvut ai!»; besoins de la garnison et îles habitants demeurés dans ['enceinte. Une grande quantité de vivres avaient été apportés dans la ville an moyen de réip limitions et suivant l'usage des Romains. Ces vivres furent emmagasinés dans le réduit. Quant aux bestiaux vivants, on les faisait paître sur les rampes du plateau au Sud et à l'Est. Des buis en as-e/. grandi; i|i::mti;é avaient aussi été approvisionnés; ils furent rangés le long des courlines, à l'intérieur. Outre ses puits, la ville possédait de vastes citernes, alimentées par l'aqueduc. Celui-ci étant coupé, Clodoald lit recueillir les eaux pluviales des toits dans des rigoles qui aboutissaient à ces citernes. D'ailleurs, dans la partie de la ville située entre les remparts et la rivière,
troupes. lîon nombre de ses soldats avaient leur famille dans la ville ; il ne voulut pas permettre que les défenseurs logeassent dans leurs maisons. Il tit disposer les monuments publics poi:r recevoir les sept mille hommes qui n'orc-:p;ae;;: pas habituellement les remparts. Ceux qui étaient chargés de la garde étaient bien logés dans les tours, dans !es monuments publics du quartier ou hors des remparts. Clodoald, comme il a été dit, inspirait toute confiance à ses troupes avant l'arrivée des Francs; mais depuis les heureuses affaires de la première journée, ses hommes le considéraient comme une sorte de providence et lui obéissaient aveuglément. Aussi cette organisation fut-elle rapidement acceptée et appliquée. Pour le détail, il avait adopté la composition de la cohorte romaine, et chaque chef de
corps «tait responsable de l'exécution des ordres qu'il recevait, sous peîne de la vie.
Quant aux habitants, ils Je', -aient prêter leur concours toutes lins qu'il; e:t auraient requis; un refus était puni
Gcndoaiar, Ji>r.t il n'a gnure été question jusqu'à present, habitait, lu Cùsti-Hwti, et Clodoald lui marquait le plus grand respect, disant n'agir que d'après sas instructions; mais pour la garnison, le véritable chef était Clodoald.
Ayant pourvu au plus pressé, qui éi.iit l'orna:: h mi jn de son monde, il fit placer deux onagres dans l'avancée du-; Le lendemain Jus ceeiibuts, ut ces usures commencèrent à jeter Jus pierres Je so; \au:u livres sur lus travailleurs francs qui traçaient la eontrevollation à Jeux cents pas du sailLint, si bien que l'assiégeant dut reculer son fossé de cinquante pas hors de portée. La nuit suivante, (llodnald ht sortir mille hommes par la porte de l'his'.. lusquuls, niant p.ir je chemin Songeant lu rcmpsrt, allèrent bouleverser lus premiers travaux des Francs ut rein rirent auà.iiot : eu munie temps une aulre sortie, etVectuée par la porte Sud de la grande tête de p^nt, enleva quelques hommes des
citées sur des piquets, firent placées à l'extrémité Je l'avancée du Nord pour répondre aux procédés des Francs. Cette même nuit, l'ennemi essaya de traverser la rivière en protitam du l'ilot de sable, a tin de prendre à revers la courtine rampante du Nord ; mais il ne put aborder, les quais étant bien garnis de monde. Plusieurs hommes furent noyés.
Les choses allaient donc assez, mal pour l'armée des rois francs; cependant elle possédait un ingénieur bain habile et qui avait fait ses preuves, notamment au siège d'Autun. Childebert, exaspéré par les succès des assiégés, se répan-