‹ Histoire d'une forteresse texte et dessins (volume 2)Chapitre 14 sur 48 · LA DÉFENSE · texte numérisé non relu

LA DÉFENSE

Un large pan de mur, en amont du retranchement oblique tracé par les assiégés, se lé/.arda aussitôt, s'inclina et tomba d'uni: pièce, un dcliors, dans le fossé. Des tourbillons de fumée el de poussière s'élevèrent et on entendit

fût encore p.sr sa bles-nre. (iluduuld réuni; tous les hommes à sa portée et envoya demander du renfort. Avec les n premier appel,

!îj3û.

il monta sur l'arête du mur écroulé (fig. il), prêt à rece-

Quand la puiissièie et lu fumée furent un peu dissipées, il put voir les Francs, au nombre de deux mille environ rangés sur le terrassement et qui se disposaient à escalader les ruines. Heureusement pour les défenseurs, une machine de jet établie sur la plate-forme de la tour carrée à l'angle de la cité ' fut promptement virée par ses servants

i. Voir en B, 11,;. 16.

lots. Ce délai permi: aux assiégeants de se réunir sur la brèche, d'y accumuler des fascines — car les assiégeants, de leur côté, lançaient fiircc pierres sur Ce point — et de disposer de.-. iy.aJ|-|ei-.- pour monter plus fuci Icnront sur l'arête du miir écroulé.

Tout cela fut l'affaire d'un quart d'heure; alors les Francs remontèrent de nouveau sur Yaiïifjr, garantis par lu i inantclets, jetèroi't .les fascines dans- I': lUcrvalle qui restai; entre la lèle du mur et l'escarpe de cet a^vr et se lancèrent résolument à l'assaut.

La position des assiégés était désavantageuse, car ils avaient à dos l'escarpement produit par l'épaisseur du mur écroulé, un terrain crevassé par la chute de la maçonnerie, tandis <|ue ce mur tombé donnait aux assiégeants.

L'assaut fut rude et rudemer.1 m .11 tenu; mais les s;ens de la ci'.é ne pouvaient c]u'j>ppo..er un front peu épais à une colonne d'assaut compacte; vers le milieu du jour, les Francs restèrent décidément les maîtres de la brèche [Gg. 32). Godoald était mon en combattant, et avec lui plus de mille Bourguignons.

les assiégeants laissèrent rentrer dans la cité les restes des combattants sans les poursuivre.

Ils possédaient dès lors toute la partie occidentale de la ville, située entre la rivière et les rampants du plateau. Les Bourguignons n'occupaient plus, en dehors de la cité, que la place d'armes du Sud et la grande tête de pont; la petite place d'armes du pont brûlé précédemment, étant

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