I. Voir en ti, fij
Les bruits qu'ils entendaient Client diffus et semblaient se produire sur plusieurs pi-iios. et, en effet, les Francs travaillaient suivant des dirccti'>i-.s ditlërciites et sur l'ordre de Secondin, immédiatement sous la fondation; tantôt ils U dans le sable et tout brait cessait, tantôt ils renia roche et les coups des pionniers étaient
Secondin arrêta les troupes qui voulaient se jeter sur ce
fut écoulé. Il fit apporter du bois, des mantclets, et sur les ruines mêmes de l'angle, il di>v.:ia l'ordi'e d'élever une tour de bois vert qu'il eut le min île fji:v i^.iniir de couvertures de laine et de peaux fraîches. Les machines des assiégés ne cessaient d'envoyer sur les ouvriers de grosses pierres qui les gênaient fort et tuaient du monde; mais les Francs avaient pris confiance e; ne cessaient de travailler avec ardeur la nuit et le jour.
A deu\ reprises, les gens de la cité tentèrent de sortir de
leur retranchement pour culbuter les assaillants et détruire leurs ouvrages; ils furent durement reçus, d'autant que les Francs se servaient des ruines comme d'un rempart.
De leur cote, des machines de jet lançaient des pierres et des traits sur les chemins de ronde des extrémités des courtines restées Jchr.it et les défenseurs ne pouvaient s'y tenir. Dès qu'il en paraissait un, des nuées de llechcs
les pierre; des machines. La tour de charpente des assiégeant!! s'élevait rapidement et, à la fin du deuxième jour, elle dépassait le niveau de celle du retranchement. A son sommet, un eiispn fut installé, qui lança sans discontinuer de lourdes pierres sur les ouvrages des Bourguignons.
dcsblôcs de pierre avaient été jetés par lesassiég'eanls dans
lorsque les assiégés prétendaient les enlever. On n'enten-
Kecundi», ayant mieux reconnu kl nature du sol, s'était aperçu qu'en s'en fonçant plus profondément, il trouvait un sable facile à creuser et à extraire. De l'ancienne galeHe éventée, mais d:ms l:i,;nelle les assiégés ne pouvaient entrer de sitôt, il avait fait partir deux galeries obliques, cil sens inverse, profondes, plongeant dans le sable sous les fondations de la courtine; l'une d'elles A, se relevait peu à peu obliquement jusqu'en dedans des remparts [fig. 34.). Il comptait s'ouvrir ainsi une issue dans la cité à tous
Mais un banc calcaire, épais, s'opposa!' au percement rapide du plafond. Cette galerie était asse^ éloignée de celle B, destinée à faire tomber la courtin;, pour ne pas