‹ Histoire d'une forteresse texte et dessins (volume 2)Chapitre 22 sur 48 · Vuytala fijuit sC · texte numérisé non relu

Vuytala fijuit sC

r;8 histoire d'une kortrbi-sse.

garnis J'étoupcs trempées dans Ji: goudron et ci'.tlammées. Lts assiégés, armes de perche-i auv.juellcs ij[;«iu:ilt attachas des morceaux de couverture mouillés, éteignaient ces projectiles sans trop de peine, car cette liamme n'avait pas l'intensité du feu grégeois et ne s'attachait pas au bois. Parfois mime les étoupes s'éteignaient pendant le trajet. Les trébuchets des assiégés furent montés en douze ' heures et commencèrent projeter il-- p:errcs de soixante ei cent livres sur la barba cime occupée par l'ennemi, et même au delà, ce qui le gênait fort, Car, ne voyant pas les engins, il ne pouvait, avec les mangniineau* qu'il avait établis sur les terrasses, les contre-battre qu'au jugé, et tous les projectile- pillaient bien au-dessus de la léie des devenus à combler le fo-ni à la gauche de la porte de la bailic, et ils avaient nul lancé de pierres avec leurs mangnnneaux enntre les hoards des tours voisines, que ces défenses ,1e bois tombaient en pièce- ; mais en arrière, les crénelagcs de pierre demeuraient intacts, cl les défenseurs étaient encrée parfait émeut abrité-, derrière leurs merlons, d où ils envoyaient force carreaux d'arbalètes et traits d'arc.

Quand le fossé fut comblé (3o mai), le chat s'avança roulant sur des m tdriers en passant entre les deux terrasses, par la brèche de lu barbiscaiie. Puis, le remblai du fossé avant une inclinaison vers la courtine, le chat vint de lui-même frapper son museau ferré contre la muraille H 4*)-

Aussitôt les assiégés jetèrent sur son toit à double pente d'énormes pierres, des poutres, des barillets de feu grégeois. Hais ce toit était solidement ferré; ses pentes, très-

inclinées el couvents de terre et de matelas mouillés, laissaient glisser à droite et à gauche lus pierres, poutres et barillets. Dus gens postés dans le dut, avec de longues fourches, repoussaient au loin les projectiles ir.ceiidislrcs pour qu'ils ne missent pas le feu au.\ parois de la galerie. Celle-ci résistait donc, malgré les efforts de l'assiégé; :es mineurs, protégés par son toit, s'attachèrent au pied de la

rail des mineurs. Sous la porte B' de la baille, il existait une bouche d égoût qui rejetait les cauv pluviales de la cour dans le fossé. Cette houchj avait été en grande p:irtie murée au moment où l'ennemi s'était présenté devant la place. Le tablier du pont, en tombant, l'avait d'ailleurs masquée au\ assiégeants. Le baron la lit dém.ner sans bruit, avec des pinces ; et quand l'ouverture fut assez, large pour permettre à un homme de passer, il choisit trois gaillards déterminés qui, avec l'rere Jérôme, se glissèrent dans le fossé. Montant en rampant sur le remblai qui portaisle chat, ils glissèrent sous sa galerie deux barillets de feu grég;ois. Allumant les mèches à l'aide d'une préparatinu que le frère portait dans une boite, ils se retirèrent comme ils étaient venus; la bouche de l'égout fut de nouveau

Du haut des tours voisines, les assiégés eurent alors la joie de voir les barillets répandre des gerbes de flammes blanches qui, s'attachant aux bots de la galerie, y mirent le feu.

Plus les assiégés jetaient de l'eau sur ces flammes, et plus elles prenaient d'intensité; ils apportaient du gazon, de la terre. Du rempart, les gens du château recommen-

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