‹ Histoire d'une forteresse texte et dessins (volume 2)Chapitre 24 sur 48 · Voir li figure qj · texte numérisé non relu

Voir li figure qj

qu'en l'eventrant largement sur son centre, il la frappait

<!es réflexions lui venaient après coup; il ne pouvait recukr, et il était urgent de prendre un parti. Réunissant donc le soir de cette journée les principaux chefs, il leur déclara qu'il fallait tenter un elïort décisif; qu'il avait été facile Je reconnaître, malgré l'échec de la journée, que si l'on pouvait s'emparer JJli:ulL vl-i ib la cour i rci dentale de la baille, on aurait bientôt entamé le château sur le Hanc de la défense de la porte, et qu'une fois ce liane pris, le château tombait en leur pouvoir. Les soldats, quelque peu honteux de la panique qui leur avait fait perdre les avantages conquis, se renvoyaient les uns aux autres la faute de celte défaillance, et les premiers qui avaient fui étaient disposés à montrer leur vaillance. Quand donc le îtiatir. du S j-.iin, l'a—aur Je la brèche c perdue fut ordonné et que tout fut préparé pour se couvrir à l'intérieur de la baille, les llinii ^iuimons ne demandèrent qu'à marcher en

Dans le château on s'aitenJait bien à un retour offensit vigoureux, et le baron pensait que cet effort se produirait sur la brèche c. Aussi, avait-on passé une partie de la nuit à barricader i rn.ir,em cette brèche. De bonne heure deux arbalètes à tour bourguignonnes et un irébttchet, couvrirent cette brèche de traits et Je pierres, si bien que les défenseurs se tenaient à droite el à gauche derrière les restes des counines; vers dix heures, la barricade était en pièces et ne présentait qu'un amas de débris. La palissade du retranchement en arrière était même entamée et sous Ls proie-.'tilcs qui pouvaient sur ce point, les défenseurs ne trouvaient pas le temps de la réparer. Alors s'ébranla la première culonuc d'assaut franchit la brèche et arriva à la palissade. Anseric, posté derrière le bâtiment D des écuries, voulut, comme la veille, prendre cette colonne

en flanc, mais uni; deuxième troupe se précipita sur la brèche, et pun s'en Ili ] i l i t que le sirt: tic la Rotin:- Pont nu fût pris. I! se retira à grand' peine: avec les siens dans l'aval icéc Je la p. .rie cl vint prëier secours au.\ défenseurs de ta cour de l'Ouest. Le flot des Bourguignons croissait toujours, la palissade était enlevée et on se battait bravement pour défendre et prendre la deuxième palissade D'. Les fïcns du château ne pouvaient se développer sur ce

donc la retraile oar.s la soirée, pendant que îles trois tours et de la courtine du château on envoyait des pierres, des carreaux et des flèches sur les assaillants serrés dans la

\& tour Y, qui demeurait toujours au pouvoir des as-

Je liane, pendant ijje x due faisait miner la tour M.

La porte de la tour V, donnant sur la baille, avait été brisée , niais l'escalier était si bien barricadé avec des moellons et des débris, qu'on eût tenté vainement de le décaper, et que. l'eiit-on fait, les assaillants étaient facilement écrasés par les défenseurs.

Un pont de bois reliait la courtine de la baille de ce côté à la tour d'angle du château. A l'aide d'une arbalète à tour les bourguignons p:irvii:rent à y attacher le feu, et alors force fut aux défenseurs d'abandonner à la hâte la tour V. On les vit rentrer dans le château au moment où la flamme commençait à entamer le pont. Peu s'en fallut même que l'incendie ne se communiquât aux combles de la tour Q; et, non sans étions, les défenseurs arrêtèrent les progrès de la flamme.

Si Anscric avait eu cinq cents hommes de plus, il pouvait, de la cour centrale, reprendre l'ollén-ive au moment

où les Bourguignon* essayaient Je se loger dans la cour Je l'Ouest. Mais il avait perdu encore une centaine d'hommes dans li; dernier tombât et n'avait plus que le nombre de soldats strictement suffisant pour la Jéfense du château. Le soir, la baille centrale fut occupée par les Bourguignons qui s'y logèrent et s'y retranchèrent fortement cette

Le lendemain matin, o juin, la tour M, minée, tombait, ci la brèche i' éi;uï é! a raie d'amant , le fu*sé comblé et la tour V occupée par lus lirnirsiui^rions. Lus dùienseurs, avant de l'abandonner, avaient mis le feu à l'arbalète il tour en batterie sur la plate-forme.

Le couronnement de la tour Q du coin du château dominait la counine Je plus Je vingt pieds et empêchait ainsi les Bourguignons de se répandre sur le chemin de ronde de cette courtine qui n'était pas munie de hourds

bu ilioL de charpente, destiné à battre et à dominer le rempart entre la porte et la tour du coin Q du cliàtcau, car ce rempart, établi sur le roc, ne pouvait être miné. Le duc, connaissant alors la force de la place, et croyant les défenseurs plus nombreux qu'ils n'étaient, ne voulait plus agir qu'à coup sûr. Il faisait occuper, autant que cela édiil possible, les crêtes des remparts de la baille en sa possession , parvenait à mettre le feu aux combles et planchers des tours m et m' et faisait attaquer par la mine la tour v . Les défenseurs n'avaient plus d'intérêt à gai\!ur ces ouvrages qui les affaiblissaient sans utilité. Ils les évacuèrent, jetèrent bas le pont reliant le rempart oriental de la baille à la tour du coin et se retirèrent définitivement dans le chûteau. Pendant ce temps les Bourguignons tra-

Page 1