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vair s'y défendre quelque temps, et qu'on dirigeât sur cette place les détachements isolés, vivres et munitions sans des-
Le t 5 janvier la ville de la li. n'Iic-Pont n'avait pas encore vu un seul ennemi. La colonne du centre de l'armée du prince de Seliu'art/enil'crL; lilait par Gray sur les hau-
la basse Saune. Ces délais avaient perint- de réauir dans la ville des munition- nouvelle- et quelque- recrues qu : , ne p";iv,i!U rejoindre. erraient -ans ordres. Quatre pièce - d'artillerie de campagne dont [es all'ùts étaient eu mauvais état, avaient aussi pu è'.re rentrées dans la ville. Le cnlimel s'était mis en conimunicaiion avec Lynn, et le maréchal An-
u:len.-.if, avait c- 'lUirmé le'- ordres précéJcr.ts donnés, c'està-dire de tenir à la Roche- Pont et de s'éclairer avec soin du coté du Nord principalement.
La grande armée de Bohème eut vers la lîn de janvier quelques craintes sur ses derrières, et le prince de Schivart- /.emhet ^ sut que de Màcon, en remontant la Saône, et jusque dan- les contrée- coupées de o "Mines qui composent une punie de la haute Roiir^o^ie, il se formait un noyau île résistance qui pouvait à un moment donné prendre l'olït-nsive et devenir un ^ran-.l embarras. Apres !ecombat de Hrieiine ;■;<) janvier/, à la suite duquel les Prussiens furent rejeté- par Napolcnn sur la Rnthière, les souverains, réunis autour du prince de SchuMrt/.ember.;, délibérèrent s'ils ne s'arrêteraient pas à Langre-i ou s'ils risqueraient de s'evpnser seul- au\ troupes commandées par TEmpe-
décida line concentration plus vll'cctive et l'occupation d'un rayon plus étendu autour de Langrcs.
Ordre fut donc donné à un corps de quatre mille coali-
3o8 histoibe d'cne fohtebesse.
sés Bavarois et Autrichien?, d'investir la place de la Roche-Pont et de surveiller les communications de Lyon sur Langres.
Ce ne fut que le 2 février que ce corps montra ses tètes de colonnes devant la Roche- Pont.
Le colonel Dubois n'avait pas perdu son temps : les uppro\ i-iounements en vivre? étaient assurés pour plus de
supérieur avait mis de l'ordre dans la place, et ses troupes bigarrées, mais bien rcpo>éei el pleine- de continuée . s'élevaient alors à plus de di\-neui" cents benmes dont douze cents, vieux soldat-, sur lesquels on pouvait compter. Les ouvrage- du Nord éiaien; bien armés et 1/.- dé'en^es en bon état, garnies de leurs palissades, de leurs traverses et d'un nombre d'abris suflisant.
Le soir du z lévrier, quelques cavaliers ennemis vinrent caracoler il une centaine de toises des ouvrages; rc'.te bravade leur causa la perte d'une douzaine J'Iiom-
saillant Nor d ; iî envoya de- déuebements pour occuper le I'niibiu::'s de la rive droite, et dressa un campement selles coteaux de l'Est.
Le colonel avait fui; sauter ,!e pont de pierre et détruit les passerelles.
Dans la matinée du 4 février, un parlementaire se présenta sur les glacis, et ut remettre au commandant déplace une sommation du général Werner. d-uiandant ta reddition de la Rocbe-l'out aux troupes Je-, prince- aliiés. La garnison pouvait se retirer vers le Midi, avec ses armes, bagages et artillerie de campagne.
Le Colonel répondit que la place étant bonne, bien munie, elle ne capitulerait que du moment où les brèches ne
laine J'I piiLir làtur lus avaiU-nostus ennemis et rc-
co:l[u![[-c leurs pjsiliuils. Lu lendemain 5 ut lu surlendemain (i, l'investissement fui à peu près complet, et les ccmmuiications avec ia u.i:;ip.i.;nu interrompues. Le g au soir, nouvelle sommation du général ennemi, annonçant que si la place n'était pas rendue dans lus vingt-quatre heures, le bombai-Jument commencerait. Même réponse Ju colonel.
En efièt, le i o février, une batterie Je mortiers ouvrit le feu, d'abord sur le saillant Ju Nord, vers huit heures du soir. Ces bombes ne produisirent aucun effet, et après di'\ heures de bombardement, huit hommes seulement avaient été touchés, lu toit d'une d.-s casernes s'était elïrondré et deux affûts durent être réparés.
Lus pièces de «ros c:iiibru mises en batterie sur les cavalier des bastiims d- l'on vrai; iu tirèrent sur la batterie de mortiers que lorsque le jour fut fait, et la firent taire vers midi. L'ennemi alors parut se borner à l'investissement sans plus riun entreprendre, et ce ne fut que le 17 lévrier — probablement à .la suite de nouvelles reçues Ju Nord — qu'il parut se Jéei.ie;' u faire un sié^e en règle.
Peut-être n'avait-il pas jusqu'à ce imitiun; ie matériel
mencée à cinq cent soixante mètres des saillants des places d'armes rentrants tir;. 70;, ainsi que les communications de cette parallèle a vue lus J^p.'jts. Le commandant de place fit sortir, vers deux heures Ju matin, cent cinquante hommes, qui se portèrent au pas de course sur les postes avancés, protégeant les travailleurs du côté occidental du plateau, leur passèrent sur le corps, arrivèrent jusqu'à la tran
3lO HISTOIRE b'ilSE FORTEtt ESSE.
chée, ]-.iLrcnt tu dérome les sapeurs, leur enlevèrent quelques outils et, m; voyant pris de :la:ic. se jetèrent sur les rompus Ju plateau et rentrerer.! par la pnterne de la ville basse, privés par les feu.v. du demi-bastion.
et les ingénieurs déterminèrent dans la parallèle les prolongements des ouvrages de la place, que l'on prétendait ricocher, afin d'éntblir les premières ba'.teries. A la façon de procède" de l'allégeant, le colonel Dubois et le Capitaine Allaud n'eurent pus de peine à reconnaîtra qu'ils avaient affaire à un ennemi mé:liodLjiia. qui conduirait son attaque suivant les règles de l'art et emploierait contre le principal ouvrage Je la Roche- l'ont les moyens classiques de cheminement. Lût elle'., le cnmmand.uit du gjnie du corps bavarois avait tracé son siège conformément à la figure 70.
Dans la nuit du 18 au 19 février, il lit commencer les
rallèle; les travaux lurent continués de jour. 11 entendait diriger le siège ainsi qu'on va le voir: 1. a troisième nuit, les batteries de la première parallèle turent achevées, afin de tirer ensemble au jour.
La quatrième nuit, en siipp..-,:u', que l'artillerie de l'as-
lèicuiuu et perpendiculairement au\ face-, à canonner.
La sixième nuit verrait continuer les contre -batteries e; commencer,;! i.i s;>pe. le- /ig-/ag~ jusqu'à environ eer.t cinquante mètres da la crête des angles saillants du chemin
- La septième nuit, la construction des contre-batteries serait achevée, et on creuserait les de mi -parallèles.
La huitième nuit, on continu trait de cheminer à la sape en zig-zai;, et 0:1 armerait les demi-parallèles d'obusiers et de [miniers pour commencer leur feu au jour, en même temps que les ton ire -batteries.
La neuvième nuit, les tètes de sape éteindraient le j;Licis à cinquante ou soixante mètres des angles saillants du elle min c.uiiert ; les /i;;/u^s amorceraient la troisième .parallèle qu'on continuerait au jour.
La dixième nuit, ces ouvrages seraient perfectionnés, la troisième parallèle devrait être achevée, et on y établirait des batteries de pierriers.
La onzième nuit, on devrait pousser à droite et à gauche de la capitale, sur une longueur de vinin-siv à trente mètres, deux sapes ~t). On creuserait les tranchées circulaires; on cheminerait droit alors sur la capitale, en sape double, jusqu'à la portée des grenades à la main, à vingt-six ou trente mètres du saillant des places d'armes. IVoié^é par le feu de la Iroi-iune parallèle, ce travail serait continué le jour.
La douzième nuit serait employée à tracer le cavalier de tranchée au muyeii de deux sapes; ces ouvrages devraient être terminés au jour.
La treizième nuit, partant des extrémités des cavaliers de tranchée qui sont près des capitales, en sape double, on
de deux sapes dan- la place d'armes pour établir au logement parallèle à l'arrondissement des (ossés.
En cas de nécessité, on pousserait, à droite et à «audit du couronne aient, deux sape- qui se réuniraient au milieu de ce couronnement. Un établirai:, si besoin était, une quatrième parallèle sur laquelle on placerait alors les pierriers de la troisième parallèle. Si cette quatrième parallèle n'é-
3 1 2 H1STOIHE D'L-NE FO RTE H ESS E.
tait pas nécessaire, on se dirigerait, de la troisième; parallèle au moyen de la sape double défilé;, directement sur le saillant de la place d'armes rentrante.
La quatorzième nuit, le couronnement devrait être étendu le long des branches du chemin couvert jusqu'à la première traverse. La construction des contre -batteries serai: cuTitiuLiée ainsi que celle de la quatrième parallèle. Si celte quatrième parallèle n'était pas nécessaire, la sape arriverait jusqu'au saillant de la place d'armes rentrante, que l'on couronnerait. Au jour, seraient commencées les batteries de brèche,
I .a quinzième nuit on perfeelionnerait ces travaux ; puis si l'on avait dû creuser une quatrième parallèle, de celleci on partirait en dais sapes, qui se réuniraient pour former une forte traverse à l'abri de laquelle ces sapes arriveraient jusqu'au saillant de la place d'armes rentrante, que l'on couronnerait en étendant ce couronnement à droite et à gauche. On devrait commencer la descente du fossé.
Pendant la seizième nuit, les batteries de brèche seraient
la descente du fossé. Si on le pouvait, on desee-.dt.ui dan, la place d'armes pour s'y loger et y établir une batterie de
La dix-septième nuit serait employée à achever la descente du fossé, et on commencerait l'épaulement du passage.
Pendant la dix-huitième nuit, on ferait brèche et on approcherait le passage du fossé de la brèche qui devrait être faite le matin.
Pendant la dix-neuvième nuit, on ferait reconnaître la brèche, et les sapeurs la rendraient praticable. On tern'.inerait les épaulements du passage du fossé pour que l'assaut pût être donné au jour.
Ainsi, d'après ce plan de siège, en dix-neuf fois vingt-
quatre heures la place devait être au pouvoir de l'en*
Les tracés étaient arrèiés, et le général Werther ne doutai: pa> du succès, puis-pu] ne supposait pas que la Rochc-l'ont put être secourue, et qu'il n'ignorait pas la faiblessj Je la garni-i.n et ia pauvreté Je sm artillcria.
('«pendant, ces prév ipù.if- ih.'.i n'iques turent que!, pie pea dérangées par l'énergie delà défense.
La colonel Dubois n'avait pas assez de monde pour agir cllicacement à distance ; il tenait fort à menacer ses hommes, et se contenta de gcuer les premiers travaux avec sn:i artillerie. Celle-ci se composait, ainsi qu'on l'a vu, de :
Pièces de divers calibres 20
Pièces de vingt-quatre 6
Obusiers î
Mortiers 4
Pièces de campagne 4
Bouches à feu, total 36
Une douzaine de pierrievs et fusils de rempart complétaient cette artillerie. I. "arsenal renfermait aussi mi certain nppri'VisLi.itmcineu: île gfeni'.des et artifices.
Le 30 février en eli'et, les batteries de la première parallèle, au nombre de dix. ouvrirent leur feu. Chacune d'elles était armée de trois pièces; la première de droite (de l'assiégeant, à ricochet, enfilait le chemin couvert en avant de la face droite du bas'.ion de gauche ;Je l'assiégé).
La deuxième battait la face de droite de la demi-lune de gauche; la troisième, la face gauche de la demi-lune railieu ; la quatrième, à ricochet, enfilait le chemin couvert en avant de la face gauche du bastion de gauche; la cinquième battait le saillant de la demi-lune ; la sixième battait la face droite de cette demi-lune; la septième, à rico-