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crête du plateau et élever un épaulement E pour battre les
cil écharpe, les boyau ï Je communication étaient la plupart titillés, et c'était un siège à recommencer. Lu général allemand ctait de forl méchante humeur et s'en pril au commandant du ^énie qui, son plan sur table, cherchait à
ces |-Yanç,..s, et qu.',si on voulait agir avec vigueur, on ics ferait erLu!le:iv.'nt repjntir de s'av.inccr ;iinsi en lléche sur le flanc de l'attaque ; qu'on n'avait jamais vu pareille chose, et que si on faisait converger sur ce saillant en l'air trois baueries, on l'aurait bientôt écrasé.
Le 34 février au matin'. Jem pièces Je vingt-quatre, mises en bantrie sur la face gauche du bastion VIII, ouvrirent leur feu sur les batteries i3, t4ett5 Je l'assiégeant, qu'elles
pour faire établir des traverses et rectifier le tracé qui, pré
siégeant ne tirant que par long* intervalles. La garnison française, qui voulait ménage:- ses mur.itinr.s, répondit a peine, mais travailla avec ardeur à perfectionner ses ouvrages avancés de l'Ouest.
Une sortie effectuée pendant la nuit du 14 nu 25 pour s'assurer si l'ennemi reprenait possession Jus batteries 1, 2 et 3, ne se heurta qu'à des postes avancés qui ripostèrent mollement et se retirèrent. Ces trois batteries étaienndans l'état où les avait mises la sortie précédente.
Le capitaine Allaud employa toute cette nuit à faire renforcer les batteries B, C, D. Elles furent armées de six pièces qui, le matin du 23, balayèrent les boyaux de communication et toute une branche de la deuxième parallèle.
Les Allemand-: j-épomliivm à peine et semblaient aban-
sitions prises par le capitaine Allaud, [usuelles présentaient, en face d'un assaillant hardi, de graves dangers. Le calme de l'ennemi faisait pressentir quelque projet nouveau; peutêtre une attaque de vive force contre ce saillant qui, s'il était emporté , fournirait aux assiégeants un logement excellent pour établir rapidement des batteries de brèche contre la demi-lune n° 1 et le bastion II. Il fallait donc défendre ce saillant à tout prix, puisqu'on s'était laissé entraîner à l'établir, afin de déconcerter l'attaque en règle des Allemands. D'ailleurs, si on le perdait, on perdrait probablement en mime temps la plupart des pièces qui l'armaient. Or !a défense n'en possédait qu'un nombre restreint.
Treize pièces armaient cet ouvrage avancé. Les deux obusiers furent mis en batterie, l'un à l'extrémité du saillant D, dirigé vers la batterie n* i , l'autre dans la place d'armes rentrante de droite de la demi-lune n° 1. Deux pièces furent en outre placées sur la face droite de cette demi-lune; deux pièces sur le front, entre les bastions I et II, et deux pièces sur les faces droite et gauche de ce bastion, pour balayer les ouvrages avancés s'ils étaient pris.
Total : dix- neuf pièces et dcu\ obusiers. Dl' plus, la crête du plateau fut bien défendue par une bonne tranchée -abri avec tn'.svrso. pour que '"ouvrage ut- [■ùi être pris d'assaut à revers p.ir l'escarpement, l.'ne des pièces ,1e vingt-quatre fut mise e-n butterie dans Se l\isiimi V du corps de p'.ic^, suivant la capitale, pour balayer cette rampe.
Le a5 février, des deux parts on ne tira que quelques coups de canon. Les batteries de mortiers de l'assiégeant concentrèrent leur feu sur le redan de l'Ouest sans causer beaucoup de dommage; mais pendant la nuit du 20 au 2(5, le tir des bombes redoubla si bien qu'il devint dltikile de
siégé mit, de son côté, les deuï mortiers en batterie sur le front entre ces deuv bastions, et envoya des projectiles dans les batteries 1 1 et ta.
On voyait pendant cette journée du 26 (le temps étant clair] l'ennemi élever trois batteries au Nord-Ouest, évidemment dirigées contre les batteries A, B, (',, D, pour les écraser. On ne pouvait répondre à ces feux; le colonel décida donc qu'on rentrerait en ville les six pièces des batteries B, C, D, provisoirement. Les bombes continuèrent à îom'ïer d;ms les mi', rate pendant lou:e la nai'. du eii au -iy, et le i-, au matin, le feu des trois batteries ennemies, élevées à six cents mètres en arrière de la batterie abandonnée n" t, s'ouvrit contre les redan s B. (i, I); il dura toute 1a nuit du 27 au 2K et endommagea très-gravement les blindages, boultfor.-;! les ira verses. Le matin du 18, cette crémaillère n'était plus teiiable; seul, l'ouvrage A n'avait pas été sérieusement entamé. L'obusier placé en D avait été ramené derrière 11 grande traverse I' couronnée d'une banquette.
Vers neuf heures, l'ennemi reprit possession de la bat-
Icric n° i, y installa quatre pièces de campagne, malgré le [eu des bastions I et II, el lança une colonne d'assaut contre les ouvrages bouleversas I), C, B. C'était bien ce qu'avait prévu le colonel. Celle colonne fut reçue par le feu des trois pièces luis-ées dans les redans A, par l'obusicr et un front de fusiliers po^té^ sur la grande, traverse F. Inclinant sur la droite et se délilant m -dessous de la crête du plateau, cette colonne put s'emparer de l'ouvrage B C D sans de trop grandes pertes, et, se couvrant derrière les ruines des terra 1 . soient-, elle put s'y maintenir pendant <]ue les pièces de campagne de la batterie n" i enlevaient le- défendeurs de la grande traverse F. Le colonel t(i,i:eï;âs prit le temp^ de vender le» bouche- à feu laissées dans l'ouvrage A, et donna Tordre à son monde de se replier. Mais alors, de la demi-lune n" t , des bastions I et 1 1 et de la courtine entre ces bastions, vingt-deux
vrage abandonné, en iui-a.nl éprouver des pertes très-sensibles à l'assiégeant qui essayait de s'y maintenir. Cette canonnade dura jusqu'àmidi. Le colonel, jugeant l'ennemi ébranle, s Ttit à lu télé de huit ."eut- hoiv.mes et se jeta sur les logements que les Allemand, avaient ébauchés. Il fit soutenir son attaque par les deux obusiers. L'ouvrage fut repris, non sans perdre une centaine d'hommes. Il s'agissait de le conserver. Vers deuï heures, deux pièces de campagne amenées derrière les épaulemems ruinés des batteries n"" 2 et 3, et les quatre de la batterie n" t, couvrirent de nouveau le saillant d'obus, de boulets et de mi-
démontèravt quelques-unes des pièces dé l'ennemi, mal proLeece- par les épauleniculs bouleversés. I.e colonel lit coucher son monde derrière les icaverses C, lî, F, et attendit un second assaut qui, en effet, fut tenté vers quatre heures, l'ennemi croyant l'avancée de nouveau abandonnée.
fuie H reculs par une décharge de moiis-quelerie. presque à bout portant, envoyée de derrière la traverse (', .tig. 75), suivie d'une charge à la l?a ion nette. Deux cents Allemands restèrent cette fois sur le terrain, et les débris des colonnes d'assaut reculèrent er. désordre jusqu'aux baucvlcs qui te-
Les assiégés repaient maLU'es de la place, mais sous ie
cette p.vÎT'o:i ea licehe u: mal danquec. 1! n'v avait pas à s'y maintenir uii intérêt qui compensât les pelles que l'on ferait pour soutenir de nouvelles attaques. ToutJ'.jis ie colonel ne voulut pas abandonner les redans sans les faire payer cher à l'ennemi. La soirée fut employée à charger trois fourneaux de mine sous les saillants A et B, et à relever les terrassements pour su couvrir taiu bien que mal. Toute cette nuit du 28 février au 1" mars, les bombes tombèrent assez dru sur l'avancée; les hommes se garantissaient encore passablement sur les débris des blindages. Le matin du r' mars, rarti'k-rie alleinar.de rc-co:iime:içii plus vivement que la veille, des trois batteries en retraite et de la batterie 11° (J, son feu contre les redans.
Le colonel lU r-jutre;' sjs hommes et ne laissa qu'un peloton bien cabané, avec ordre de ne mettre le feu au* fourneaux que quand l'ennemi se croirait couvert par l'épaulement du redan \ <-:.. cbeivbeiv.k à s\- L. >lj.::-
La journée du 1™ mars se passa sais que l'assiégeant tentât un nouvel assaut. « Ce sera pour cette nuit, « pensa le colonel Dubois. 1! retourna vers sept heures du soir dans k- saillant pour s'assurer par lui-même si les mèche; étaient bien disposées, et pour encourager ses hommes; il les fit renforcer d'une vingtaine de fusiliers en leur commandant, lorsqu'ils verraient l'ennemi, de faire mine de
îsii
se défendre assez, pour l'engager; mais de m; replier prompte ment après avoir mis le feu aux mèches.
Les bombes recommencèrent à tomber vers huit heures, puis à dix heures il y eut un temps d'arrêt, et le colonel qui élait menti; v.ir le cavalier du bastion II, pen-a que l'ennemi allait iairc une nouvelle tentative. En cflet, malgré l'obscurité de la nuil, il vit des masses noires se répandre successivement dans les ouvrages D, C et B'. Arrivées à la traverse F, elles furent accueillies par des coups de fusil auxquels répondit une décharge bien nourrie. On pouvait vuir une masse d'ennemis qui longeaient la traverse F,ct se tenaient en dehors des redans A. A ce momeivt, trois déii mations successives rirent trembler le sol; puis des cris. L'ordre était donné; de la demi-lune n° r, e; de- bastions 1 et II, toutes les pièces tirèrent à la. fuis sur l'avancée, pendant une denii-hcure, apre- quoi, deux cents hommes de la garnison sortirent et coururent sus aux ennemis. L'avancée ne renfermait plus que des morts et des blessés. Le capitaine Allaud sortit alors à son tour avec deux cents travailleurs de bonne volonté pour combler les tranchées et détruire autant que possible les obstacles. Vers minuit, les bombes tombèrent de nouveau sur ce coin de la défense et l'ordre fut donné de rentrer pour ne pas perdre inutilement du monde.
Ijs siège était commencé depuis douze jours et la deuxième parallèle, qui devait être terminée le sixième jour, n'était point achevée. La garnison avait environ deux Cent cinquante homme-, tué. et biessés ; mais elle
jwJJ.iieiii de jolies maisons dans le faubourg de l'autre I . Voycï la (ieute 74-
côté de la rivière J'Abonne, s'étaient mis en relation avec les troupes de la coalition et manifestaient leur impatience, et leur colère même contre cette poignée Je AWîMH.ft qui tenaient la ville haute et \H-<1 'ngeaie: it une Unie inutile. T.c général allemand ne demandait pas miens que de voir les choses s'accommoder; il avait déjà plus de quatre cents hnmmiis hors J L - combat ni trouvai! qui.- c'étiiit beaucoup pour prendre ce nid qu'on croyait dépourvu de garnison et de munitions. Les nouvelles qu'il recevait du Nord depuis quelques jours étaient meilleures; mais on le pressait d'en finir.
Un des plus fougueux parmi les royalistes qui ne quittaient pas le camp des Allemands, proposa donc d'aller trouver le commandai'. t de place, alin de lui apprendre la retraite sur tous les points des armées de Napoléon, la prise imminente de Paris, l'entrée très-prochaine des Bourbons aux acclamations de la France entière, et l'inu-
cées avec un parlen'.cir.aire allemand. Le colonel reçut l'ofli.-icr allemand el le hanm dans une. chambre d'une des ca-ernes cl:'./n.!récs de la place. Le parlementaire allemand demanda J'ahmd un échange des prisonniers. — C'e qui fut accordé sans difticulté par le colonel. — Puis à son tour, le baron de X*** voulut exposer l'objet de sa dé- marche...
Dés les premiers mots le colonel l'arrêta : « Je ne sais et ne désire pas vivuir, monsieur, lui dit-il, si vous venez ici en votre nom seul ou au nom d'un certain nombre de vos compatriotes. Mais je vous répondrai brièvement et clairement. Je suis ici en vertu d'ordres supérieurs pour défendre la place contre les ennemis du pays. Tous les motifs politiques que vous me faites entrevoir me sont in-
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différents. Je ne veux même pas les supposer. Je ne rendrai l:i place que contraint par la force ou sur un ordre du gouvernement de rièniperenr... . Permet le /-moi d'ajouter, monsieur, que vous remplissez aujourd'hui un rôle qui ne vous fait peint honneur. Qu'en pense monsieur
allemand. Celui-ci se eomema d'incliner la tête. « Les prisonniers seront échangés dés aujourd'hui, si vous le désire/, tète pour tète, dit le colonel en se levant ; quant à vous, monsieur, si vous n'étira pas entré ici, protégé par le drapeau parlementaire, je ions ferais juger et probablement fusiller devant la garnison , avant le coucher du soleil. .' Et en congédiant ses deux interlocuteurs, le commandant de place recommanda à l'ullicier cliargc Je les reconduire aux avancées de ne les laisser communiquer avec personne.
1,'assiigcaiit, à dater de ce jour, ne poussa ses travauv J'app:"-'clie ,|ifa\ec leniein". il se coriter.ta de terminer la deuxième parallèle c; J'étaWir trois batteries de pièces chacune, lesquelles le 8 mars ouvrirent le feu contre les faces droite et gauche de- basions 11, [il, et contre la face gauche de la demi-lune n° 2, avec l'intention évidente de faire brèche à quatre cents mètres. Trois batteries de mortiers couvrirent ces ouviv.ges de bombes. H paraissait que les Allemands cherchaient à occuper la garnison, à la décourager en attendant les événements politiques qui mettraient la place entre leurs mains. Sur les quatre mille hommes qui étaient sous les ordres du général Werther, et qui étaient réJuii- :'o trois mille cinq cents par suite des
Tïoyes; il ne restait donc plus devant la Roche-Pont que dcu\ mille cinq cents hommes. Ile plus, le génère! avait reçu l'ordre de ne rien compromettre, de se contenter de surveiller les passages de la Saône à la Marne et de tenir
bloquée la garnison Je kl Roche-Pont, en l'occupant Lissez pour qu'elle lit pût prendre l'offensive, mais .sans perdre du monde pour posséder cette bicoque. D'autre part, les
des hostilités et l'entrée des lïourbons.
de l'échec suH par Napoléon devant Latin, la déroute du corps de Marmonl et la marche prononcée des troupes alliées sur Paris. Les royalistes crurent que le moment était venu de faire une nouvelle tentative auprès du général Werther pour l'engager à en linir. Ils tenaient à être les premier- en IS' it:'e.";;ne à .~e déclarer pour les Roarbons, et la prudente lenteur du général des Iroupes alliées les exaspérait. Celui -à eut de son coté désiré tenir la place avant la cessation prévue des hostilités. Il envoya donc un nouveau parlementaire au colonel Dubois, pour lui faire
tion , l'entrée prochaine des ;-l!iés dans Puris. désormais découvert, et pour le sommer de rendre la place, afin d'éviter une effusion inutile de sang; mais que s'il se refusa j à capitaler, il dev ait s'attendre à des rigueurs regrettables et dont seul il porterait la responsabilité. La réponse du colonel Ilub' i-< fut identiquement la même que la précédente. 11 ne pouvait capituler, puisqu'aucun ouvrage de la place n'était entamé.
Pendant la nuit du 1 2 au 1 3 mars, deux batteries de mortiers furent établies sur les rampes des coteaux de la rive droite et ouvrirent leur feu dans la soirée, sur le faubourg de la rive gauche. La flèche qui servait de tête de pont fut bouleversée par les obus. Le général allemand comptait ainsi déterminer les gens de la Roche-Pont à exiger du commandant de place une capitulation prompte. Le feu prit h un certain nombre de maisons dans ce faubourg, et les habitants se réfugièrent dans la ville haute.
33o [[[STOIRE D'UNE FORTEPfiSSE.
Au tir des batteries de mortiers, la garnison ne pouvait répondre, n'ayant plus de pièces de gros calibre. Les six pièces de vinnt- quatre étaient employées à contre -battre les batteries du Nord, et on ne pouvait désarmer les bas-
Sur le plateau, la canonnade Je part et d'autre continuait, et les escarpes des deux bastions II et III étaient fort endommagées. L'ennemi n'ayant pin- rien à détruire et à brûler dans la ville basse de la rive j;auc!ie, commença ses cheminements le i5 mars, et établit une de mi -para lié le avec deux nouvelles batteries pendant la nuit et la journée du iG mars. Je quatre pièces chacune 1 . Ce ne fut pas toutefois sans dillkultés, car ces batteries n'étaient qua trois cents mètres des faces du bastion II et III, dont les cavaliers conservaient encore leurs pièces de gros calibre. Les i S et 19 mars, vingt-six bouches à feu tirèrent cependant contre les ouvrages et parvinrent à bouleverser les parapets et à démonter le-* pièces île l'assiégé.
Pendant la nuit du 1 g au 20 mars, le colonel essaya de remettre en batterie les canons qui lui restaient, mais ces pièces de faible calibre ne pouvaient rien contre les ouvrages ennemis. Toutefois les brèches faites aux saillants de la demi-lune n° 2 et du bastion II n'étaient pas praticables, et le colonel, voulant réserver le peu qui lui restait de son artillerie pour le moment de l'assaut, fit remparer la gorge du bastion II, rentrer son canon et attendit. Pour ne pas laisser démoraliser son monde, il l'occupait la nuit dans de petites sorties qui fa[ii;ii;iie:;l l'assiégeant. Il faisait maintenir en état les chemins couverts autant que le