Le pitii saulûiï Cuil le pied de roi (c,3=s
venait aboutir aux deux rampes Hst et Ouest. Le fond du l'r'fsi; fut, aux deux bonis, garni Je pâli: sa.ies et on pouv.ik descendre dans ce fnssé par un ljsc:- ! ici" ménagé dans uni; des tours, ainsi que nous allons le voir. E-:i dehors du fossé, il fit faire un vàUttm de quatre cents pas de humeur euviron, avec un ouvrage avance contenant un poste et une guette. La route romaine allant 3 Langres arrivait sur ce point. Du ciilé Je l'Kst, l'aqueduc qui animait les tain dans la cité, suiv it le valliini et fut crénelé (voir en A). Le front Nord fut percé d'une porte. Ilai)i|uéu de deux tours cvlmJriqucs vers l'extérieur. A l'angle Nord-Ouest une tour carrée s'éleva, assez haine pour découvrir au loin le vallon, au fond duquel coule la rivière, et le plateau ; une autre tour carrée fut bâtie à l'angle KorJ-Jîsr, puis entre ces dcu.x tours et la porte deux autres tours, de telle sorte qu'entre chaque tour; il restait environ un intervalle de quiUre-vingts pas.
Philostrate observa qu'un assiégeant audacieux pouvait se couler vers l'Ouest entre la rivière et la cité, et tenter un coup de main vers le saillant du front Ouest dominant un escarpement av*ez doux. De la tour Carrée B, à la rivière et un peu en retraite, ]viir è.ve fianqnéc par la (ace Ouest de
établi au puni de b..is ré uni -sa m les deux rives et passam sur l'îlot de sable C. Cet ingénieur suivit ù peu près exactement le long des deux escarpements, les sinuosités de l'arête, du plateau, mais en plaçant les portes dans les angles rentrants. Deux portes furent disposées sur le front de
portes furent, chacune, flanquées de deux tours comme celle du Nord. L'enceinte de la cité, composée d'un rempart de vingt pieds de relief au-dessus du terre-plein, co m-
pris le crénohige, sur neuf pieds d'épahs;ur, fut ainsi renforcée Je t rente- si \ t ■ i l : r .■; , lirai compris colles do- portes. A l'evrrémité Su,l. sur l'emplacement de l'ancien refuge de Catognat, fut élevé un caslellum ou réduit, séparé de la
carrée dut être construite plus liante que les aulrcs, pour surveille" le val J'Abotiia. Sous celte tour, une issue fut ménagée aboutissant fi un mur épais, suivant la déclivité du terrain, crénelé .les Jeux «*:és ci sur la crête duquel on pouvait descendre dans l'ouvrage E commandant l'embouchure du ruisseau dans ia rivière et le pont de pierre bâti .sur ce point. Sur l'autre rive, une vaste tête de pont fut construite. La porte de l'Est fut munie d'une avancée commandant le chemin G; sur le flanc Nord de l'entrée Nord-Ouest, un poste commanda les abords de cette porte. Les voies furent rectifiées. Un pont de bois fut jeté en H avec tête de pont et mu rage commandant le nteud de voies sur ce point. Il ne fut permis, sur les rampes de
tir qu'à une distance de cent dii pas des remparts ou de la route militaire I, Ou laissa donc subsister ou on permit de bâtir des habitations en dehors des servitudes militai res'. A l'intérieur de la cité, Philoslrate fit percer, il travers les ilôts confusément groupés des anciennes maisons, des voies unuvelies propres à mettre les portes en communication les unes avec les autres et à faciliter la défense'. Un forum fut établi en F avec un temple à Apollon en L (car Julien avait mit démolir une petite cJiso chrétienne oui avait déjà été construite dans la cité). Une basilique en M,
IltSTOlItE d'une fobtebesse.
et une curie en N. Des thermes s'élevèrent en T. Dans la ville b:isse, des murs de quai Q arrêtèrent les érosions de la rivière ; un vaMe marché l ui diipr>-.J eo R ci tm dépôt des marchandises ou emporium en S. La ville ou plutôt ses faubourgs, -s'étendaient sur la rive droite, à l'Ouest, jusqu'au milieu de l'îlot de sable C, cl au Sud jusqu'au dessous de la grande tête de pont, f^es faubourgs furent seulement circonscrits par un rallum, afin d'être à l'abri
Ces ouvrages prirent plusieurs années, et furent exécutés en partie au moyen de? ressources du Trésor impérial, et surtout à l'aide des impositions municipales. Abonia était riche, toutefois elle se ressentit longtemps des charp-.-s qui lui furent imposées pour la mettra à l'abri des incursions des barbares. Philostratc avait du reste le droit de faire des réquisitions, d'imposer des prestatiuns, et il en usa largement.
L'entreprise achevée, celte cité, ainsi transformée sur Tordra de l'Empereur qui avait sauvé la Gaule, reçut le nom de Julîana. Le Val seul conserva le nom d'Abonia.
Il est utile de donner quelques détails explicatifs à propos de ces défenses. La figure 17 présente la section du rempart entre les tours. Son chemin de ronde, élevé de quatorze pieds, en moyenne, au-dessus du terre-plein du plateau, possédait, entre chaque tour, un escalier de cinq pie. l-i de largeur ; Ici nierions étaient de s- Lu pieds de hauteur et les appuis descréneaux se trouvaient à trois pieds au dessus du chemin de ronde.
La construction du rempart se composait de deux parements de petits moellons cubiques avec rangs de briques de distance en distance. La maçonnerie entre les deux parements était faite d'un grossier blocage. En dehors, le long de la crète du plateau, un fossé de dix à douze pieds
HISTOIRE D'UNE FOHTEBESSE.
* de largeur protégeait la base ilg rempart et pouttournait les saillies dus toiirs. l.'n pttî[ chemin couvert A était pratiqué sur la contrescarpe pour faciliter la surveillance et permetirc de faire les rondes. La ligure i S donne les plans de la porte du Nord avec ses deu\ tours, en A au niveau du rez-de-chaussée, en B au niveau du crénclagc de? courti-
nes. Dans l'une de ces tours était pratiqué un escalier C qui descendait à une poterne D et, dans chacune d'elles, d'autres escaliers 10 qui pu:i : .îi^ul de nimnei' facilement aux Liages supérieurs. La porte divisée en dcu\ arcades pour l'entrée et la sortie, était surmontée d'une galerie G, au niveau du chemin de ronde et qui formait crénelagc. La voie traversait le fossé F sur une arche a et sur
C'est pourquoi ces tours qu^ilran^tilaû'es ijt :;icni. é'evée.s au:; angles iail!ai'.ts de-j Jéïeuse-j .;e: é'.aL-nt des points faibles, mais aussi qui permettaient du donner bu tir un champ plus étendu. En cjîs d'attaque d'un front, des machines de jet étaient établies en arriére des courtines sur des terrassements un sur des plaie- formes île charpente.
Lit cité ainsi bien munie priuvait résister longtemps et délier les attaques îles barbares qui atnrs n'étaient pas en état d'entreprendre ie siège d'une place bien tracée et dé-
Que les Bourguignon* aient passé le Rhin, appelés par les Gaulois, ou pour trouver un pays plus fertile, ou parce que l'empereur Honorius leur avait cédé un territoire sur la rive gauche du fleuve, toujours est-il que vers l'an .po ils occupaient les bords Je h Sat'etc. s'étendaient au nord jusque pi cs île I .autres et lics.incon, à l'uuest jusqu'à Aulun, et au mi Ji jusqu'au de la de Lyon. Entrés dans la (luisît: cnmmc alliés, comme auxiliaire--. Je l'Kmpirc chancelant, ils traitaient toute'" -is les habitants avec des égards que ne gardaient pas les Francs et autres peuplades qui envahissaient peu à peu l'I IcciJcat. Ils s'étaient fait concède!' des terre-, donner des troupeaux, niais ils vivaient
jadis sur tel ou tel territoire, miers habitants, et après u avec eu*.
roî
F.a l'an 5oo rJgnait sur la Bourgogne Gondebaud, le
lois. Alors lu territoire de ce royaume s'étendait de lîiile à la Lorraine et à la Champagne, occupait le ,\ là connais, atteignait les frontières de l'Auvergne, et descendait au sud, le long du Rhône jusqu'à la Méditerranée, en longeant le- Haute-;- Alpes. Ji:j.m\:. viilt el :o:lercssc. ainsi que son territoire, était donc en pleine Bourgogne. Toutefois, la guerre entreprise par Clovis contre Condebaud et la défaite de celui-ci près de Dijon eurent pour Conséquence de réduire au nord-ouest I étendue de ce royaume ; mais Autun et même Dijon et Langrcs restaient encore entre les mains de Codniiiar, second (ils de Gondebaud, puisque Childcbert et Clotaire vinrent l'assiéger dans la première de ces trois villes. Godomar avait été nommé roi des Bourguignons après que sou frère a:né ^igi:- ir.ond eut été déposé et enfermé à Orléans sous l'habit monastique par les fils de Clovis. Godomar mit .'-es places e:l état de djfer.se, rassembla une armée et, après un combat qu'il soutint contre les Français en Dauphiné et dans lequel périt Clodomîr, il rentra paisiblement en possession de son royaume. Dix ans plus tard Clotaire el Childcbert songèrent de nouveau à détruire la puissance menaçante de Godomar. lis voulurent s'adjoindre Théoderic, qui, occupé d'une guerre en Auvergne, refusa Je les suivre. Les Jeux lils de Clovis dirigèrent donc leurs troupes eu 5'Jï vers ia Bourgogne et mirent le siège devant Autrui, dan-- la.jUe'ie .s'était enferme le roi des Bourguignons.
La ville était sur le point d'être orise; Godomar parvint à s'échapper avec quelques-uns des siens et se réfugia dans
pourvues de son royaume et la clef de toute la Bourgogne montagneuse et boisée.
Il espérait lik retenir les troupes des Francs jusqu'à
l'hiver Ct profiter alors de la «ai-ion rigoureuse en Ces Contrées, pour prendre l'oflensive à l'aide de secours qui devaient lui venir de l'Est.
En effet, Clotaire-et ClitlJebert avant pris Autun vers le milieu de l'été, conduisirent leur année devant la cité Juliana, c:tr ils ne pouvaient puii^er à poursuivre leur conquête en laissant cette place sur leurs flancs ou derrière
Gondomar y était entré quinze jours environ avant l'arrivée des Francs, avait fait réparer et garnir les défenses de tout ce <]ui ér.;i( nécei-jirc pour soutenir un long siège.
La ville basse, la cité et le val renfermaient alors environ 40000 âmes, p.irnii lesquelles un pouvait compter toooo hommes au moins en état de porter les armes. Beaucoup même avaient acqi:is l'expérience île. la guerre. Car. depuis l'empereur Julien, la G aille avait été- le théâtre de luttes incessantes, et si le pays environnant .luliana était demeuré relativement tranquille, ses habitants. Gaulois et noi]i-g!i:;',nons, avaient asM-lé à plus d'un combat, surtout depui- l'invasion définitive des hommes du Nord. Ces barbues, I' ^^g1eulps au\iliairi-sdc riimpire, avaicm cuxor.émes appris le métier de la guerre à l'école romaine, et se servaient des engins nJnptéi par les arni-.-cs impériales.
Cependant, chez les Francs comme chez les Bourguignons, la discipline romaine faisait défaut, et ces troupes n'avaient pas la solidité, la ténacité qui distinguaient encore les derniers soldats commandés, par les généraux- de l'Empire. Par contre, elles étaient souvent braves jusqu'à la témérité.
La cité Juliaua était donc bien approvisionnée ,1e vivres et de munitions de toute sorte, lorsque se montra l'armée des Francs. Gondomar n'avait pas cru possible de défendre la partie de la ville située sur la rive droite de la
HISTOIRE D'UNE FORTERESSE. ! o5
rivière d'Abonia; car clic et ait ouverte, les retranchements romains ayant été débordés par les habitations et étant dominés sur le front Ouest. Il s'était contente de garder les deux tétes de ponts; l'une, la plus petite en amont, couvrant un pont de bois; l'autre, la plus grande, un pont de pierre. Dès que l'ennemi fut signalé. Gondomar lit mettre le feu
de sable'.
Les troupes de Childebcrt et de Clotaire débouchèrent par la voie du Nord ci sur le plateau de l'Ouest, au-dessus de la partie de la ville abandonnée. Ces troupes formaient donc deux Corp-, séparé* par la rivière. Cnir.il imar était i:n esprit rsisé piiiint i]inin soldat ; mais il avait près de lui un certain Clodoald, vieux routier, habitué de longue main au métier des am-.e.s, et sachant inspire.- la confiance aux soldats, autant par sa brav. n::\: que par ses fac/Mis rudes et simples. Dur pour lui-même comme pour les autres, doué d'une force herculéenne, il punissait tout acte de désobéissance de sa propre main, et n'appliquait qu'une seule peine : la mort. Malgré et peut-être à cause de cette indc^ibilité, Clodoald fut biuilôt l'idole de la cité; lui présent, on ne doutait pas du succès. Il confondait les francs dans la haine implacable qu'il avait vouée aux Germains.
Gondomar mit toutes les forces dont il disputait sous sa
Les défenses de la cité Juliana étaient telles que les avait hissées Philostrate; intactes, solides, elles déliaient toute attaque de vive force. Il fallait, pour s'en emparer, faire un sié^e en rèeje. L'armée que conduisaient le? rois Francs était de .|o uuo hommes environ, lorsqu'ils avaient mis le sié^e devant Autan , et, déduction i'ahe des pertes et désertions, elle n'était guère que de 35ooo hommes, en arri-