‹ Histoire d'une forteresse; texte et dessinsChapitre 13 sur 92 · Voir fie · texte numérisé non relu

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gcs n'avaient pas eu plus de vingt hommes mis hors de combat. Ce début mit la joie dans la cite, et ceux qui, du haut des remparts, \'03'aicnt leurs maisons en flammes, prenaient leur mal en patience, en songeant à la vengeance qui leur semblait promise.

En homme de guerre consommé, Clodoald ne voulut pas laisser refroidir cette ardeur. Dès le matin qui suivit cette nuit funeste aux Francs, il forma deux corps de deux mille hommes chacun, bien armés âCaugons^ do. francisques et de scamasaxcs (car alors dans toute la Gaule ces armes étaient communes aux Francs, aux Gaulois et aux Bourguignons, à quelques variantes près). Il prescrivit à cinq cents hommes environ de sortir par la porte Est de la place d'armes E du sud*, de passer le ruisseau et de faire mine de vouloir traverser la rivière en aval du pont de pierre de la vallée, au mo^'en de barques légères et que quatre hommes pouvaient porter sur leurs épaules. Ces barques avaient été mises en réserve dans la place d'armes. En même temps, une des deux troupes se masserait dans Pavancéc du Nord qui n'avait pas encore été attaquée, et ferait une vigoureuse sortie. Lui, Clodoald, avec un millier d'hommes, franchirait la porte de l'Est de la cité, longerait les remparts, l'avancée, viendrait soutenir l'attaque et prendre l'ennemi en flanc. Les cinq cents hommes munis de barques devaient se contenter de simuler un passage sans l'effectuer, de manière cependant à attirer les Francs sur ce point-, alors la seconde troupe franchirait la grande tête de pont et agirait suivant l'occurrence, soit en attaquant l'ennemi en marche s'il se dirigeait en aval, soit en contenant les Francs venant de la ville basse. Un millier d'hommes devait couper la troupe qui se serait rendue sur les bords de la rivière, la tailler en pièces et la noyer.

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