‹ Histoire d'une forteresse; texte et dessinsChapitre 34 sur 92 · LE BOSSON · texte numérisé non relu

LE BOSSON

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iricrs, qu'il n'était guère possible de s'y maintenir. Puis les hommes, sur ce mur ébranlé et vibrant à chaque coup du bélier, n'avaient pas leur sang-froid- ils ne prenaient pas bien leurs mesures et le bosson résistait, d'autant que l'assaillant avait posé de grosses pièces de bois inclinées contre la muraille qui faisaient glisser les poutres jetées par les assiégés.

Au bout de trois heures d'efforts, le mur céda et un pan de deux toises de longueur environ s'abattit sur le bosson. Apportant aussitôt des madriers, des échelles, les Bourguignons se précipitèrent à l'assaut par cette brèche étroite.

Le combat fut rude, les gens du château, montés eux aussi, sur les ruines du mur, combattaient bravement, ne se laissant pas entamer.

Des courtines restées debout et des tours, les défenseurs couvraient la colonne d'assaut, de traits et de pierres. Les trébuchets en dedans du rempart ne cessaient d'envoyer des pierres qui, passant par-dessus la tête des défenseurs et des assaillants sur la brèche, allaient frapper les hom^ mes qui se groupaient autour des restes du chat, et faisaient au milieu d'eux de larges trouées. Quand vint le soir, les Bourguignons étaient maîtres de la brèche, mais voyant devant eux le rempart intérieur, ils n'osèrent descendre et se logèrent sur cette brèche, couverts par des mantelets et des fascines.

Ils attachèrent cette même soirée des mineurs entre la tour d'angle Nord-Ouest et sa voisine, comptant ainsi déborder le retranchement en passant par une deuxième brèche*. Ils s'emparèrent également des deux chemins de ronde de la courtine entamée, mais la tour de la porte et celle de gauche tenaient encore à huit heures du soir. Une

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