‹ Histoire d'une forteresse; texte et dessinsChapitre 35 sur 92 · I. Voyez la figure · texte numérisé non relu

I. Voyez la figure

184 HISTOIRE d\:NE forteresse.

heure après, les assaillants, maîtres de ce chemin de ronde de la courtine, mirent le feu aux combles de ces tours (fig. 44) qui durent être abandonnées par les défenseurs.

La porte était ainsi le matin au pouvoir de Tennemi. Les défenseurs tenaient encore le chemin de ronde à Test et à Touest de ces tours incendiées, les avaient barricadées et étaient disposés à ne les abandonner que pied à pied.

Les assaillants comme les défenseurs avaient besoin de repos. Malgré leurs progrès, les Bourguignons perdaient beaucoup de monde, tandis que les gens du château ne comptaient qu'une centaine de morts et blessés. Par une sorte d'accord tacite, la journée qui suivit cet assaut se passa sans combat. Le duc, effra^-é des pertes qu'il avait déjà subies, voulait ne poursuivre Pattaque qu'en prenant toutes les mesures de prudence; car ses hommes murmuraient, prétendant qu'on les faisait toujours combattre à découvert contre des soldats soigneusement cachés, et que, si on parvenait jusqu'au donjon, il n'y aurait plus un homme dans l'armée du duc pour y entrer.

Cette journée se passa du côté des Bourguignons, à bien se couvrir sur. la brèche et à y installer une arbalète à tour, à créneler les murs de revers des tours dont ils s'étaient emparés et à faire au débouché intérieur de la porte une sorte de bretèche munie d'une seconde arbalète à tour. Du côté des défenseurs, on fit un deuxième retranchement de l'angle du bâtiment ">* des écuries, à la courtine de l'ouest, et une bonne barrice. de l'angle du chœur de la chapelle E à la tour voisine. 1 .lis, devant la por:e principale du château, une bretèche avec palissade pour protéger les hommes en cas de retraite. Il était évident que le lendemain, G juin, une

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