‹ Histoire d'une forteresse; texte et dessinsChapitre 59 sur 92 · Voir la fii^ure · texte numérisé non relu

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les cavaliers, ils avaient perdu un tiers des leurs. A'^oici ce qui était arrivé à ces deux troupes : celle des gens de pied opérant sur la gauche, était arrivée sans être aperçue, filant dans les broussailles de la rampe occidentale du plateau, jusqu'à la gorge de la batterie ennemie G*, s'était précipitée sur le poste, avait encloué les pièces, puis, profitant du désordre, avait pris la colonne d'attaque en flanc, était entrée dans la batterie A dont elle avait de même encloué les pièces, et, se vo3'ant trop aventurée, avait battu en retraite en descendant les rampes droit vers TOuest. N'étant pas sérieusement poursuivis, ces gens étaient entrés dans la ville basse, avaient surpris deux postes qu'ils avaient enlevés, mis le feu à des baraques construites par les assiégeants et étaient rentrés en ville. Charles d'Amboise, d'abord surpris par Taudace de cette attaque, mais reconnaissant bien vite qu'elle ne pouvait Tentamer sérieusement, avait donné les ordres les plus sévères pour empêcher son monde de se détourner de l'assaut, et s'était contenté d'envo3'er contre la troupe des assiégés deux ou trois cents hommes, afin de la maintenir et de la rejeter sur les rampes, sans s'amuser à la poursuite. Les gens d'armes avaient suivi les instructions données par le gouverneur, s'étaient jetés sur le petit campement établi audessous des moulins, puis laissant là les coutilliers pour achever la besogne ( ceux-ci étaient rentrés vers deux heures du matin par la porte de l'Est), ils avaient suivi la route tracée au bas du plateau, étaient arrivés sans encombre jusqu'à la limite du campement finançais, se précipitant, bride abattue sur les postes, droit devant eux.

Cette attaque avait mis la confusion dans cette partie du camp occupée par les bagages, les chariots et valets. Le feu avait pris pendant le désordre à des meules de four-

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