‹ Histoire d'une grande dame au XVIIIe siècleChapitre 10 sur 69 · Bolto ronde et très bombée recouverte d*uae pelote · texte numérisé non relu

Bolto ronde et très bombée recouverte d*uae pelote

la bienvenue, car cela coûtait vingt-cinq louis, pour donner un grand goûter à toutes les pensionnaires, et il fallait qu'il y ait des glaces. La mère Quatre-Temps dit que oui, on fixa donc le jour de récréation pour le samedi suivant. »

On peut juger d'après ce début que la petite Polonaise va promptement s'habituer à sa nouvelle existence.

La classe Bleue, ou allait entrer Hélène, se composait d'enfants de sept à dix ans S il est intéressant de suivre, dès le début, le programme des leçons, les heures de travail, le temps consacré aux récréations. Le voici) tel qu'Hélène l'a écrit de sa main.

c Les lundis, mercredis et vendredis :

» Se lever en été à sept heures, en hiver à sept heures et demie. Être à huit heures aux classes dans ses stalles, pour attendre madame de Rochechouart, qui entre à huit heures.

> Apprendre, dès qu'elle est sortie, son Catéchisme de Montpellier^^ et l'avoir répété; à neuf

1. Les enfants de cinq à sept ons n'allaient pas en classe^ mais il y en avait un assez grand nombre à TAbbaye-aux-Bois dont le soin était confié aux jeunes religieuses.

2. Le Catéchisme de Montpellier était un catéchisme janséniste, opinion hautement professée par les dames de l'Abbaye-aux- Boit.

heures déjeuner, à neuf heures et demie la messe. A dix heures, lire jusqu'à onze heures. De onze heures à onze heures et demie, prendre sa leçon de musique. A onze heures et demie jusqu'à midi, dessiner. Depuis midi jusqu'à une heure prendre la leçon de géographie et d'histoire. A une heure dîner y récréation jusqu'à trois heures. A trois heures, leçon d'écriture et de calcul, jusqu'à quatre heures. A quatre heures, leçon de danse jusqu'à cinq heures; goûter et récréation jusqu'à six heures. A six heures jusqu'à sept, la harpe ou le clavecin. A sept heures, souper. A neuf heures et demie, au dortoir. >

Les autres jours de la semaine étaient arrangés de même ; mais, au lieu de prendre des leçons de maîtres étrangers au couvent, les enfants travaillaient, sous la direction des dames de l'Abbaye. Les dimanches et fêtes*, on entrait aux classes à huit heures, on lisait l'ÉvaDgile, on allait à la messe à neuf heures. A onze heures, les jeunes filles assistaient à une courte instruction faite par des directeurs. A quatre heures, vêpres.

Hélène n'a pas oublié de nous laisser le portrait des maîtresses de la classe Bleue, tracé avec une irrévérencieuse concision.

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