LETTRE DU PRINCE DE LIGNE PÈRE
a Vienne, 15 janvier 1791 .
» Comme nous ne savons plus si la princesse Charles de Ligne existe, et qu'il semble qu'elle est morte pour nous et pour la petite Sidonie, nous ne pouvons faire aucun arrangement avec elle.
» Une femme enfermée par un sot tyran polonais ne peut pas empêcher que le grand-oncle de Sidonie paie les lettres de change pour lesquelles il nous a donné toutes les sécurités possibles
et qui sont destinées, de l'avis du prince Charles, du prince évêque et môme de sa mère, à libérer les terres de la Galicîe. Elle ne peut ni ne doit les administrer, puisqu'elle est sous le pouvoir d'un homme qui mène publiquement ses affaires; elle pourrait faire tort: à sa fille.
» Quand elle quittera lejoug sous lequel elle vil, pour vivre à Paris ou à Varsovie, ou dans quelque terre à moi, si elle veut, elle jouira de trente mille livres de France, que son mari lui destine pour le moins, quand il jouira lui-même du plein de ses revenus.
> Comme, si la princesse Charles épousait le comte Potocki, elle serait encore plus malheureuse qu'elle n'est, son mari, par intérêt pour elle et pour sa fille, n'y consentira jamais.