I. Bigut*, t. VL
peuples que l'accroissement de la famille royale cumule de joie, vous faites triompher les ennemis do la croix et les vôtres... Enfin, vous perdez, ù douleurl pour une femme impudique. In gloire que vous avez acquise en combattant avec tant de courage contre vos ennemis'. » Le Pontife termine en exhortant le roi au repentir.
L'archevêque de Nicosie reçut l'ordre d'adresser au roi des conseils, des prieurs, ùVs menaces même, pour l'obliger à reprendre son épouse Le roi finit par rentrer en lui-même, il se repentit de son crime, et fit cesser le scandale. Peu de temps après, it partit pour Rome dans le dessein de venir une seconde fois implorer le secours du Pape contre les Sarrasins, et l'engager à publier une autre croisade.
Si Urbain V parlait aux rois avec tant rie force, il savait aussi tenir aux évéques un langage sévère, quand ils négligeaient leurs devoirs. Ayant appris qu'un grand nombre d'évequesse trouvaient à la cour de Naples, il donna l'ordre à l'archevêque de rappeler en son nom à ces prélats le devoir de la résidence, et de les engager à rentrer au plus tôt dans leurs diocèses '.
Ce fut sans doute le vieux cardinal d'Aigrcfeuîlle qui l'avait averti do co désordre. Urbain V l'avait envoyé à Naples avec le titre de légat. Il devait délimiter les frontières lie la principal]]': de RériéveiH. Le Pape Clément VI et le roi de Naples, Charles 1", étaient convenus autrefois que l'Église tracerait elle-même la ligne de démarcation. Cette alfairc avait été suspendue jusqu'alors La mission du cardinal d'Aigrefeuille' avait un autre but. François de Baux et Philippe de 'l'a rente se faisaient lu guerre. Les sei-