‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 103 sur 162 · Rajualdi · texte numérisé non relu

Rajualdi

gncurs prenaient parti pour l'un ou pour l'autre. Tout le royaume était dans l'agitation. Le roi de Sicile, Frédéric II, voulait profiter de ces troubles pour envahir les villes que la reine Jeanne possédait encore en Sicile. 11 avait réuni des troupes pour eo former le siège. Le Pape lui ordonna de les licencier et d'envoyer ix Home des ambassadeurs qui viendraient lui dnnner l'.is.-uraucc de s ; :■ j a amour de la paix. i'iattn, Lii ta qualilc de suzerain du rujaunic de [\ardcs, il s'interposa entre Philippe de Tarente et François de Baux, et chargea le cardinal d'Aif;rc faillie de les mettre d'accord. La négociation était difficile. Le cardinal d'Aigrefeuille ne put la ni' iwr à bonnes lins. I.e l'api- ini adioiijni; le cardinal Guillaume Sudre, qu'il venait de faire évèque d'Ostio, ainsi que le cardinal de Beau fort, et tous les trois parvinrent û assoupir cette querelle.

En même temps, Urbain V prenait les plus sages mesures pour maintenir ta tranquillité dans ses propres États. Les armements que faisait Barnabo t-i les iniri^Lies qu'il cherchait .'i in>iier dans toiiLn l'Italie iiiHjiiivivnl au Pape une

eu cas d'allaijiit', ci si: ]uc[insa de lui dnutH-r i i : . siHTessuur. Il choisit son frère Anglic, le nomma légat à Bologne et rappela le cardinal Androïn. Celui-ci ne montra pas la même déférence qu'Albornos aux ordres du Pape. Pour l'obliger à sortir de cette ville, il fallut des reproches sévères de la part d'Urbain V, et la menace même de l'anatbème. Androïtt fut contraint d'obéir. 11 sortit de Bologne aussi honteusement qu'il y était entré'. Anglic fit son entrée au commencement de l'année suivante, à la têle d'une armée nombreuse s. Les Bolonais le reçurent avec de grands transports de joie. Il leur semblait que le Pape leur envoyait un

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