‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 112 sur 162 · I. Rijriuldl · texte numérisé non relu

I. Rijriuldl

avaient toutes li'S sympathies. C'était an sein de Pérouse un ferment de discorde qui troublera un jour tout l'État pontifical.

Déjà le prédécesseur d'Urbain V, comprenant la gravité du mal, avait envoyé à Pérouse des inquisiteurs et des commissaires pour en extirper les fralicellcs; mais le peuple prit leur défense, en fil évader quelques-uns et offrit aux autres une retraite dans les maisons particulières. Urbain V voulut reprendre l'œuvre d'Innocent Vi. 11 délégua l'évéquo de Narni, lequel Ht saisir quelques fralicelles avec l'appui du provincial des Krèrcs Mineurs. Les l'érusins réclamèrent, firent des tentatives pour délivrer les prisonniers, adressèrent des menaces à tous ceux qui

cial des Frères Mineure pour ranimer son zole. Il exhorta aussi les l'érusins à remplir leur devoir et à soutenir l'évéque de Narni contre les hérétiques mais ce fut inutilement ; il ne put parvenir à détruire les fraliceiles, qui excitèrent plus tard de grands troubles dans Pérouse et poussèrent les habitants à se révolter contre le Pape luimême.

A la mémo époque une secte nouvelle se formait à Venise. C'était le germe de ces déistes ou sociniens qui parurent en Italie au milieu du xvte siècle. Les sectaires croyaient à la parole d'Arislote plus qu'à celle de Jésus- Christ; l'Évangile n'était rien pour eux; ils enseignaient l'éternité de la matière et le plus grossier panthéisme. La lecture d'Averroes avait produit cette étrange philosophie. Pétrarque, qui r'Uiil clinUieii :m fnr.d et qui aimait l'I^Iise, à sa manière, il est vrai, mais enfin il l'aimait, Pétrarque eut horreur de ces principes; il quitta pour toujours Venise. Quatre disciples de la nouvelle pliilusaphio , jeunes et passionnés, qui jusqu'alors avaient été pleins d'estime pour

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