I. RijniML
HISTOIRE d'urbain V. 39â d'une armSe nombreuse. M aurait pu réprimer l'insolence de Barnabo s'il avait montré un peu de résolution. Les
marquis de Moravie ri île Misnie, une feule île seigneurs et d'évéques avaient juin! leurs troupes aux siennes. Le 5 mai, les Impériaux an'ivèrem :i Cnn.^liano. Nicolas d'F.sle. marquis de Forrare, vint s'entendre avec l'Empereur sur les Opérations de la guerre. Le 12 juin, l'armée impériale s'établit à Figheruolo, dans le territoire de Forrare. C'est là que l'année pontificale, sous les ordres du cardinal Anglie, ainsi que l'armée de la reine Jeanne, vinrent joindre les Impériaux.
L'Empereur avait sous ses ordres I renie mille cavaliers et une nombreuse infanterie1, llamabo voulut gagner du temps, soit pour lasser la patience des impériaux, soit pour mieux se préparer :i la guerre. Il demanda b p:ii\, Pétrarque la négocia. Le 29 mai, il vint de Padoue à Pavie recevoir les instructions de Galéas Visconti '. Comme le cardinal Anglie était chargé de la conduite do cette guerre, Galéas lui députa Pétrarque. C'était un piège que les Visconti tendaient au cardinal. Anglie se garda d'y tomber. Il refusa d'entendre le poète, et la guerre continua. Barnabo tâcha alors de g;igj]i>r ri:mpoivnr. Il n'y réussit que trop, et les fautes nombreuses que ce prince commit dès le début de cette campagne firent manquer une entreprise qui devait avoir les plus heureux résultats pour la paix do l'Église et le bonheur de l'Italie.
L'empereur Charles IV aimait l'Église, respectait le Pontife romain. Il eût été un autre Charlemagne, il eût dirigé tous les événements de son siècle si les bennes intentions suffisaient pour faire les grands princes; mais Charles était faible et irrésolu. Il devinait par instinct les devoirs qu'il