‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 118 sur 162 · SOS · texte numérisé non relu

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les nobles. Le parti du peuple expédia des courriers à l'Empereur pour l'appeler à son secours. Il envoya d'abord à Sienne Malatcsta ic Hongrois avec un corps de huit cents cavaliers. Malaiesta abolit le gouverne m eut des nobles et plaça des hommes du peuple à la lêle de la cité. L'Empereur, étant enlin venu à Sienne, abolit ce nouveau gouvernement, se déclara seigneur do la ville, et nomma Malatesta son lieutenant. Il avait fait de mémo à Lucques, où il avait établi Gauthier, évêque d'Augsbourg, son vicaire au temporel '. Les Siennois murmurèrent. Ils se fussent révohescontre l'Empereur sans le Pape qui calma leur colère par ses lettres. Les Siennois s'apaisèrent, lirent la paix avec Charles, lui donnèrent une forie somme d'argent, et rachetèrent la'couriimie impériale 1. Après quoi, Charles entra dans les États de l'Église, et vint avec les restes de sun armée joindre le Pape à Viterbe.

C'était la destinée d'Urbain V de voir échouer, par la faute des hommes dont il éluit obligé de se servir, les plus beaux projets qu'un Pape ait jamais formes. Il avait appelé l'Empereur à son secours. II voulait l'opposer aux ennemis de l'Église et de l'Italie, et l'Empereur faisait avec eux, à son insu, une paix honteuse. Il espérait que la présence de Charles imprimerait la crainte à toute l'Italie et calmerait les troubles, et l'imprudent Empereur laissait partout où il passait des ferments de discorda. La révolte, les dissensions, la guerre signalaient sa présence. Urbain V suivait d'un <eî1 inquiet la marche de l'Empereur. 11 demandait aux événements s'il pouvait compter sur ce prince, sa dernière ressource; et quand il vit son impuissance et sa lâcheté, quand il sut que liarnabo le jouait, qu'à son approche Mutes les villes se soulevaient, que les alliés de l'Église eux-mêmes ne pouvaient compter sur lui, il perdit sa der-

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