‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 120 sur 162 · Clacconius · texte numérisé non relu

Clacconius

Le nom seul des nouveaux princes de l'Église trahissait la pensée du Pape. II piï-vny;ii[ de [;:miii1s malheurs pour l'Église. Privé de tonte espèce d'nppui en Italie, il chercha ailleurs des conseils ei di s soutiens. 11 ne se borna pas i appeler autour do lui les hommes les plus éclairés de celle époque. Il honora de la pourpre sacrée les amis des rois de France et d'Angleterre, pour se concilier la faveur des deux monarques et eo obtenir des secours. En même temps, le chois qu'Urbain V venait do faire indique clairement le désir qu'avait le l'ape de maintenir la tiare parmi les Fiançais et de quitter bientôt l'Italie.

Les Romains, qui fuient dans tous les temps les plus perspicaces de tous les hommes, ne se méprirent pas sur les intentions secrètes d'Urbain V. Le choix qu'il venait de faire de lotis ces cardinaux ûr.mijers à l'Italie leur dévoilait sa pensée intime. Ils tentèrent auprès de lui une démarche hardie. Urbain V avait quitté Home à l'approche de l'été et de la lièvre. La maladie qui avait menacé sa vie lui avait fait une nécessité de respirer un air plus pur que celui de Rome, et il était venu a Jlonteflasconc rétablir sa santé chancelante. Les HomaiDS ne respectèrent pas les graves motifs qui avaient poussé le Pontife a sortir de Home. Ils voyaient avec peine le fini des pèlerins su porter sur Mon te lia sco ne, tandis que leur ville était privée de son plus bel ornement, le Pontife romain et sa cour. Us osèrent envoyer une ambassade à Urbain V pour lui témoigner le désir qu'ils avaient de le voir à Rome et l'engager à y rentrer au plus tôt. Le l'ape les écouta avec bienveillance et répondit par lettre aux Romains qu'il irait bientôt les voir. C'était le 1" octobre 1368*. Aussitôt il quitta Mon icliascone, dont le château n'était pas assez splendide pour y recevoir l'Empereur et l'Impératrice avec les honneurs qui leur étaient dus, et vint habiter Viterhe.

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