HISTOIRE U' URBAIN V
guérit. Le comte raconta lui-même ce miracle au Pape
Sainte Brigitte eut beaucoup de révélations qu'elle dicta
en latin. Ces révélations furent reconnues t:t approuvées par le concile de 1 1 ;"< i f 1 . p;,res de ce concile, y trouvant certaines paroles ddlidles à eniendre, eliarg<',TCiit le maître du sacré palais, Torquemada, de les examiner. Le théologien, après ml examen sévère, déclara deva m le concile que ces révélations ne reu fermaient rien de contraire à la saine doctrine, qu'il n'y avait rien trouvé qui pût offenser les oreilles pieuses. Le eoneile approuva dans ce sens les paroles de la sainte. Dans la collecte de la fêle de cette sainte, on lit : Omis, qui t'enta) BinjiUx jwt Filium (h uni wiigeiiilam sécréta cuiesliii rcreltisti. « O Dieu qui avez révélé □ ia bienheureuse Iki-illc les secrets du ciel par votre Fils unique. «
Cependant ces nU 'dations et celles des nu Eres saints qui ont eu, comme Brigitte, des communications avec Dieu.
qu'on donne aux faiis probables, assentiment qu'on désigne sons le nom de croyance pieuse*.
Benoit XIV en donne celle raison Convaincante, que les révélations quelquefois sont contraires à un point historique ou se contredisent entre elles. Ainsi, dans les révélations de sainte Catherine de Vaz%i on voit que Notre- Seigneur fut crucifié au uio\en de trois flous, tandis que 1rs ré\éla(iiins de saii:re llri^iMe eu indiquent un de plus1. « Les révélations privées, ajoute le même Pape, ne
t. Via (I? saiiil' llri'iiUe rt it* snmlr Calhcriur. par Olaûs Jlaîiuis. aiTh.n (|m! d'I.jji.-il.
2. i)om Gitfriinsa'r, rimiiili'iNp ariiclu sur Marie d'Ayniili.
« sont pas proposées à l'Église entière . mais it une seule
ii de controverse, on ne peut jamais s'appuyer sur les révà- <• I allons1. C'est pourquoi, conclut le même Pape, on peut, « sans offenser la fui caihnliijiie, refuser de croire à ces " révélations et s'en écarter, pourvu qu'on le fasse avec « modestie, avec de justes raisons cl sans aucune espèce
nuit XIV, qu'on doit accepter les révélations de la sainte touchant iTbaîn V. Sainte Uii''ille se montre un peu sévère dans In manière dont elle apprécie les actes de ce grand l'onlife. Elle le représente en purgatoire, expiant, ses désobéissances vl sa faiblesse, tandis que Dieu illustrait son tombeau par des miracles innombrables. Or, entre les paroles do la sainte ci les miracles d'Urbain V, il n'est pas difficile de se prononcer. Dieu n'aurait pas glorifié de cette manière un homme qui i-spinit ses fautes dans le purgatoire. Ce sont ces principes, c'est la modestie et la prudence avec laquelle on doit accueillir les révélations des saints, qui déterminèrent sans dotnc Urbain V à préférer son jugement particulier aux révélations de sainte Brigitte, quand il reprit le chemin d'Avignon.
C'était seulement lorsqu'il s'agissait du gouvernement général de l'Eglise qu'Urbain V acceptait avec réserve les révélations de sainte Brigitte, Dans les autres cas, il recevait avec soumission les ordres qui lui venaient du ciel par cet intermédiaire.
Brigitte eut une vision. Noire-Seigneur lui ordonna de fonder un nouvel institut. Il donna lui-même la règle que les religieuses devaient suivre et indiqua la ville où le premier monastère serait établi. C'était la petite ville de