‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 129 sur 162 · I. De CommiiBlioM, lil>. m, ult · texte numérisé non relu

I. De CommiiBlioM, lil>. m, ult

el l'Église fui enrichie d'une nouvelle famille de religieux. Encouragée par cette approbation, sainte Itrigiltc travailla avec ardeur à l'établissement de sou ordre, qui de Wadsteua se répandit dans tout le reste de la Suède, ainsi qu'en Allemagne, en Italie et un Espagne.

On appela le nouvel institut l'ordre du Sauveur. Chaque monastère était soumis à révoque. Suivant les règles canoniques, ou ne pouvait Taira aucune fondation nouvelle sans la permission du Pape. Il y avait dans chaque monastère, pour figurer les Ireize apôtres et les soi Mule-douze disciples, soixante religieuses el treize prêins vivant dans une haliitatioii séparée. Les pivires poriaii'iit sur leur manteau une croix rouge. Il y avait encore quatre diacres en L'honneur des quatre docteurs de L' Église latine. Ils portaient sur leur manteau un cercle blanc qui exprimait la profonde sagesse des quatre docteurs. Enfui, huit frères

vaieut les prêtres el les diacres, I,*ahbesse était élue par tout le monastère sur La présentation de l'évéque. Les religieuses obéissaient à l'abbesso pour honorer la Irès-sainle Vierge dontcelle-d tenait la place sur la terre. Les prêtres faisaient le service divin dans la chapelle du monastère. C'est parmi eux que l'abbesse choisissait Le confesseur de ses religieuses. Ainsi tout était symbolique dans cet ordre, qui édilra liiiiglr-mps l'Irise universelle, el l'édifie encore dans le polit nombre de villes où il n'a pas cessé d'exister.

A la même époque ceu uni ei irait à l-'eligno la première réforme de l'ordre de saint François. Dion, qui emploie les instruments les plus faibles pour opérer les plus grandes choses, jeta les yeux sur un pauvre religieux dont tout l'extérieur paraissait méprisable, et l'anima de son esprit. Après la dispersion de sa eommimriulé, il se relira sur le

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ignoré des hommes, mais connu Je Dieu et qui venaient souvent s'entretenir avec lui. I tour parut tout en feu. Les habitants de Fuli voir un incendie. Ils vinrent en foule pour flammes. Mais ils ne trouvèrent dans la mur en prière. Cs miracle fut bieni.ït divulgue pai nommée do sainteté' que le frère Paulet a'ét attira de nombreux disciples, et il put élever sert peu éloigné le premier monastère de la s vance. Le général des Frères Mineurs appro

fralicelle. Ils l'accusèrent devant le Pape, qui ftit sur le point de le suspendre. Le provincial, l'évéqiie de Nartli, ainsi que le cardinal Marc de Vilerbe, appuyèrent secrètement les Frères .Mineurs; mais le général avait un ami Zélé

bonté de cœur. Il lui cita l'exemple de tant de saints ea-

mème intercédant pnur 1 ■ général, lui peignit ce religieux comme un homme d'un grand esprit et d'une vertu rare '. Il parla si bien qu'Urbain V rendit ses lionnes grâces au général, le maintint an youveniemeiil de sou ordre, confirma tous ses actes, et fut ainsi le premier Pape qui approuva la réforme des Frères Mineurs'.

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