CHAPITRE I
La mémo année on Clétiieni V établissait le saîm-sii^e ;> Avignon. U' t'ii'l f;iis;iit iiniti'i: o.-lni qui devait li- ivinir-iier ,:i
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Sur une des âpres montagnes du Gévaudan s'étend l'humble hameau de Grisac. Au devant du hameau, sur la crête d'un rocher de granit, s'élève le château féodal à demi ruiné. Des murs épais, quelques salles basses, des fenêtres étroites à travers lesquelles le jour entre comme à regret, c'est là tout ce qui reste de l'antique manoir où vint au ruuudu Guillaume de Grnimani, qui devait faire briller d'un Mat si pur le nom dTrhaio V.
>3 famille i-iail illustre. .Son pére, Gmll.nmie de tir. uiiiiird. était Mrigmpnr du Gruac, Helicyarde ei Montbel. Il suint les roiMle K rancir â la guerre et se fit liisunfii.er par délité. Il avait envirou quarante- 3 ll.iii me vint au munde. Les
, Amp iéli-i' de Monlferrand, était fille du
comte de Monlferrand, qui fit, en 130(i, la campagne de Flandres '.
Si le père el la mère d'IYbain V niaient grande par la naissance, ils le furcnl davantage encore par leurs vernis. Soi) père alliait mus qualités d'un luinime Je guerre celles qui font les saints. Il se munirait plein de douceur et d'humilité, compatissant envers les pauvres, affable à tous cens qui rapprochaient.
Il assistait assidilmenl à l'office divin. Plein d'horreur peur la licence des camps, il n'imita pas les débauches des
hommes de guerre. Sans iloulc. cVst a celle vie pure qu'il dut la vigueur et la santé florissante dont parle le biugrapiie d'Urbain V. Dieu récompensa tant de vertu. Il permit qu'un pure si ciiréïicn vil lu gloire de sa famille el mourût entre les bras de celui qui éiaii jmiir lui nu lils et un père. Amphélise de Monlferrand. son épnusc, se faisait rem a r-
discours pleins de relcniie, sa lie exemplairu. Les pauvres lui étaient cliers. r.llc accueillait avec bonté lotis ceux qui vfnaieui frapper à la porte Je son chàleau, et si la charité (wut filre excessive, la sienne méritait ce reproche. Elle assistait, silencii'iise et recueillie, à l'auguste sacrifice, se
chu il avec la feivem' dus uugrs de la ilivinu o.iniiiiiuiion. Elle rendii son iuih: à Dieu âpre- avoir i'ei;ii pieusement le corps de J -sus-Chrisl. La vois unanime des peuples la mit
uaiiON .i.'s Suhrjti. 1'.? M -'■(:■ ■ la :i i t.- a'.SmpIvM-o ; . h i : u i L ■ i l :h ■ l s. rcu>. famille. Lus Iradilions reçues dans lu famille U'Urhaiu V agloriwPl <r.W: conjiicLurt!. Cuiwniiaiit ju n'use riiiii affij-iurr. Crus qui donnent Amp!i<5lî-e Ar. Hnntfcrrand pour mût a saint bliuar de Sabran se irompant liïidommeni.
2, Slreiuiiei milis inni»> rnililiw. ™rpnlHilii* el lmiia! ni m pli' li oui s PI Inm in jim-iilut!' ijuam i.i s,':ivcm;e. ui.- . ■ ■■. .l/s. il't IVifl'cd», iUili.
au nombre des saints dont on implore la protection. Son corps fut dépose ila i: s l'église de Uédouès, ;'i côté des Grimoard. Elle y repose encore. 11 se lit beaucoup de miracles à son tombeau. Les lidèies venaient de loin implorer le secours de ses prières, et déposaient sur le marbre qui
ri't'uiivriiit son l'urps <lr [lieuses <>:] r >i i uJ i ■ ~
De tels parents ne pouvaient donner le jour qu'à des saints. Ils eurent quatre enfants. Ëlienne, qui était l'aîné, se maria. Il continua la famille des Grimoard. Sa postérité masculine s'éieiynit au \v siècle avec son arrière-petit- (il s, dont la tille, Urbaine du Grimoard, épousa, en liai, Guillaume de Beauvoir du Heure. Cette famille existe encore
aux plus grandes familles de France. Le troisième fils de Guillaume de Grimoard, ce fut Anglic, que son frère décora de la pourpre romaine. Enfin vient, en quatrième ligne, Delphine de Grimoard, qui épousa le baron de llocbeblave,
Guillaume était donc le >ecnml lils <i<- (iiiilsiiuine de Grimoard et d'AmpliOlisr- de Moniferrand. Il vint au monde en 1309. On ignore le jour de sa naissance. I.e ciel, qui honore toujours do quelque signe particulier le berceau des saints, permit que saint Elzéar de Sabran fût l'hôte des Grimoard au moment où naissait Guillaume. On le choisit pour parrain. Les historiens ajoutent que la venue au monde de Guillaume de Grimoard fut signalée par un miracle. Le fait ne me paraît pas sullisauimenl démontré. Les actes de la canonisation d'Urbain V n'en parlent pas. C'est deux siècles plus tard qu'il est fait mention pour la première fois de ce miracle. Une saine critique ne peut l'admettre.
Suivant l'usage de ce siècle de Toi, on présenta Guillaume au saint baptême aussitôt aprùs sa naissance. Son père et