I. Benoît XIV, àt Canonivûiant
/i72 histoire d'ubbiih v.
n'y a p;is jusqu'à d'-rr.i L'qtiir ci à l'historien de Milan qui n'aient fait sou éloge. Corio déclare qu'l rbain V fut par- (oiit considéré comme un saint.
Dans luulus les églises de France, d'Espagne et d'Italie, lin célébra îles servies solennels pour le repris ttti son ame, on [il son éloge daus les chaires sacrées. Bologne se distingua parmi toutes les villes d'Italie. Urbain V l'aimait plus que les autres cites do l'Élal ecclésiastique, Llle possédai! encore le frère rie ce Pontife, le cardinal Anglic, dont les pouvoirs venaient d'être confirmés par les cardinaux réunis en conclave. Lu lui notifiant la mort de son frère, ils lui ordonnaient rie rester à son poste et de veiller aux intérêts de l'Église jusqu'au moment où on pourrait lui donner un successeur. Hulogne voulut rendre un pieu* Iiouiiurkc à la mémoire du Pontife et consoler son frère
voisins et Pétrarque vinrenl se joindre h l'immense cortège qui suivit le cardinal Anglic du palais ïipiislnliqin.' à l'église. Les annales de toutes les villes d'Italie font mention de celte pompe funèbre.
Rnfin, le cardinal Anglic, ayant reçu un successeur, vint prrisider à !a sépulture définitive rie son frère. L'église des Doms avait gardé l'espace rie dix-huit mois les restes d'Urbain V. \a V juin 1372, le corps du Pontife fut exhumé. On le plaça sur une litière ornée de soie rouge et traînée par deux mules. Le peuple d'Avignon entourait la litière. Les rangs étaient si serrés que les mules ne pouvaient avancer. On put arriver h peine le premier jour au monastère de Saint-Uuf, aux bords de la Durance. Quand il fallut se séparer pour toujours du Pontife, les Avignonais se jetèrent sur la litière et mirent en pièces la soie qui la recouvrait. Us se partagèrent ces lambeaux comme des reliques. Le corps du Pontife reposa pendant la nuit dans
l'église de Saint-Ruf. On brûla autour de lui cinq ou six quintaux de cire que les Ûdeles avaient offerts.
Le 2, au point du jour, le cortège sacré se dirigea vers Orgon. Le peuçle ne voulut pas laisser à de vils animaux l'honneur do porter les restes piveinix du Pontife. On détacha lus deux mules de la litière, et de Saint-Ruf à Marseille le fardeau sacré reposa sur les épaules des pieux fidèles. Ainsi les honneurs qu'Urbain V avait autrefois décernés au cardinal Albornos lui furent rendus par la foi des peuples. Le corps du Pontife fut déposé dans l'église d'Orgon. On brûla autour de lui, pendant la nuit, une grande quantité de cierges. Le 3, le cortège arriva à Salon ; le d, au village des Pennes, et le 5, dans la nuit, aux portes de Marseille.
Une foule innombrable se porta au-devant du corps d'Urbain V. Plus do trente-cinq mille hommes portant dos
torches l';irr<m:[);i^i]èiviii jusijii'ii Si>inl-\ ii 'ur. \ leur léle
marchaient le cardinal Anglic île (iiimoard, l'archevêque d'Aix, les évoques de Maguelomie, de Sainl-Paul-Trois-Chateaux et d'L'zès, Éticnne, abbé de Saint-Vicior, Pons du Uttno, abbé de Montmajour, et deux autres abbés. 11 était plus de onze heures du soir quand on arriva à Saint-Victor: pin! hrirr.m fjuiulitm iioclis'.
Là, le cardinal Anglic prit dans ses bras la caisse qui renfermait les ossements de son frère, la remit a l'abbé de Sainl-Viclor et ans s» ndies dt; h ville de Marseille. Ceux-ci la placèrent dans le tombeau qu'ils avaient fait construire au devant du maître-autel, du coté de l'Évangile*, en face de l'ancienne porte de la sacristie. Le tombeau était creusé dans le mur, si le dessin donné par les llollandisies 3 est exact. H avait à l'extérieur seize palmes de large et vinglhuit palmes de hauteur. La tombe occupait tout l'intérieur