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Ii7i histoire d'okiam v.
de l'ogive, dont les Bollandistes retracent la forme et les dimensions. La statue en albâtre du Pontife fut placée sur le tombeau.
Neuf ans après, on ouvrit le tombeau. On reconnut la caisse couverte de velours rouge, longue d'un mètre cinquante centimètres, où les restes d'Urbain V étaient enfermés. Auprès de celle-ci était une autre caisse avec les vêtements du Pontife, et la lerre qu'on tira de la fosse OÙ nu l'avait piïsfvf-lî k Noiiv-Dame-des-Doms '.
Pendant longtemps, le tombeau d'Urbain V fut exposé aux regards du peuple. Quand l'abbaye fut sécularisée, les chanoines placèrent le grand autel au milieu du transept, et le chœur, qui s'avançait jusqu'au milieu de la grande nef, fut reculé derrière l'autel. Les boiseries du chœur masquèrent la partie inférieure du tombeau d'Urbain V *. Pour rappeler son souvenir, les chanoines de Saint-Victor lui élevèrent un simple cénotaplie au fond du chœur, et peu à peu le souvenir de ce Pape s'effaça dans l'abbaye qu'il avait comblée de faveurs.
C'était vraiment traiter avec peu de respect un Pape et un saint. Mais peut-èire cet oubli des convenances ecclésiastiques était le moyen dont la divine Providence se servait pour soustraire aux profanations de 93 les restes du Pontife. Peui-i'itt! Marseille ( si assez heureuse pour les posséder encore. Les chanoines de Saint-Victor durent élever un mur a l'entrée de la chapelle sépulcrale, et le tombeau d'Urbain V serait dans ce cas encore intact. Il y a quelques années, l'ouvrier qui creusa dans le mur du transept la niche OÙ. l'on a placé la statue de la sainte Vierge trouva derrière le mur un espace vide. U ne jugea pas à propos d'examiner ce que c'était, et se hâta de murer l'ouverture qu'il avait faite. Ne serait-ce pas la petite cha-