Archivei dt Saint -Victor
S. Ho. do H«itw.
pelle sépulcrale et le tombeau d'Urbain V qu'il venait de découvrir?
Il serait facile de reconnaître le cercueil d'Urbain V. Il était cerclé en fer et couvert de velours. Ah I si quelque jour les architectes, en sondant les murs de la vieille basilique, entendaient la pierre résonner sons leur marteau, si un pan de muraille s'écroulant tout à coup laissait apercevoir les dépouilles de ce grand Pape, quelle joie immense ressentirait la cité phocéenne! quelles actions de grâces elle rendrait à ceux qui auraient trouvé ce trésor! quel beau triomphe elle décernerait au Pontife qui l'avait tant aimée!
On grava sur le tombeau d'Urbain V les vers suivants. Les actes de si canonisation les mentionnent.
Hic requiescit UrbimiB Pontitei in ordlne qolnlus, Siuimms iliviiiilus Hwmnorum pnesul electus, Aiicior bonorum, lui, censor normoque morum. Spirulum ametorum, do&mi duiQ.no racnachorqm. m ductor, mslorum quoque corrector,
Por tsnta aigus, mentis Urtmni orn Rrgo, mente purs, te, Orbuo Eeati Pimtifici sumtno, I-eclor dévoie, coi An no millesimo tnrrnin qnoqoc se
Ciirrcnta Domini, nitosisquo dccimo nonn
DacembriB emi dla mnl, beMasIMe
I rluniis ail l.;hri-i'.iiii, foliri, miynvil.
Ces vers naïfs expriment bien la piété des peuples el leur confiance aux mérites d'Urbain V. Ils sont une nouvelle preuve des miracles sans nombre qu'il opéra et du culie qu'on lui rendit :
Urbain V venait d'expirer, et déjà Dieu lui accordait ic don des miracles. Il opéra de grands prodiges â Avignon, a Marseille, dans la plupart des villes de Provence et du royaume de Naples, partout; on en dressa le procès-
cn eut quatre-vingt-deux constatés juridiquement, et, sur
Qu'on ne s'éloune plus si les peuples rendirent à Urbain V un culte religieux et l'honorèrent comme saint. Partout on grava son image. Le nimbe sacré environnait sa léle et le titre de saint ou de bienheureux était inscrit au-dessous de son ima^e. Or, le nimbe, ainsi que benoît XIV le remarque, est le signe d'une sainteté déclarée et d'un culte autorisé par l'Église : Quod utigue est sttnclitatis et eultus Ecchsiastici antiimentum.
On voyait autrefois l'image d'Urbain V ornée ainsi dans la plupart des églises de Borne, à Saint-François in liipa, à Saint-Sauveur m forte, à Saint-Chrysogone, avec ces paroles : Bcalissimiis Paya Urbamis '. Son image se voit em'iHti (Unis la cliapi'lliî i-levvi! ii l'^nli'ui! oii sahn Pirrru et saint Paul marchant à la mort se séparèrent. Urbain V est orné de l'auréole des saints. Il tient dans ses mains
t. Denciïl XIV, dr Canonisation*, lib. I, c. va.
les têtes des saints Apôtres comme dans la fresque de la petite chapelle de Cilta délia Pieve. Dans la fresque de Citta délia Pieve, le front du Ponlife porte l'auréole; au-dessous on lit ces mots : Ilcatus Urbmut Papa quinlus. Urbain V porte la chasuble du moyen âge et le long pallium. Le temps a effacé les traits de son visage. Son image était empreinte autrefois sur l'Étendard de la confrérie de Notre-Dame de Confession.
Il est probable qu'on récitait à Saint- Victor, en l'honneur du saint Ponlife, l'antienne et l'oraison que les BoIIandistes ont citées, puisque les moines de Saint-Victor les joignirent aux actes de la canonisation. Voici l'antienne et l'oraison tulles que ces actes les donnent :
Sancti Vrbani J'oprc qahli Anliplunia.
Ri'Eulalor motiaclionim, propagator clericoruni tnnilrator tyran unrii ni, et uefcnsur uppressorum Urbone, ïir mugnilirc, qui r™sli mirilko Ora Dquiii qui lù fttil et Ecclotta pnrfccil Quwl iiobis die line gratiani ot in futuro glorium
Siltitale Urbanum et adjnlorian imslniiu 1» Cliristo Jmu. Oralio.
Doua qui beiii lïlnni, fonlVs-.™* mi mi\\k pontifteia, pnedarsi
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On rendait encore nu sitde dernier à L rkiin V un culte public dans l'église de Saint-Victor, comme le reconnaît Benoît MV : Aoimulla eliam cultus publici vesliyia er/ja Urbanum in eedesia Sancii Yictoris Xassiiiensis ndlvuc exstant