‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 20 sur 162 · fliosîK, 1. 1, fol · texte numérisé non relu

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*2. Bimitl «m rfpoçw, p. 311.

généraux discutaient avec lui tes intérêts de la grande compagnie ft les entreprises où on se jetait; quarante conseillers contrôlaient les délibérations; enfin un trésorier gardait le butin '.

Quand la grande compagnie se forma, elle recruta une Toiile de capitaines et de soldats licenciés. Elle manquait d'argent; Kra Morial la conduisit dans 1m Marches et les ravagea. Los Malatesta, ne pouvant résister à une armée aussi bipn disciplinée, comptèrent /|0,000 florins d'or à Fra Morial. Le capitaine do Forli en fil de même. L'archevêque de .Milan devina la puissance de la compagnie et voulut se l'attacher. Mais la république de Venise fit des conditions plus belles h Fra Morial, qui lui promit de la servir. Fra Mmial plaea un détachement île la rompn^tiie sous les

dans le patrimoine de Saint-l'ierrc, où se. passaient alors des événements qui allaient changer la face de l'Italie.

Ainsi, des républiques jalouses qui se font une guerre acharnée, des villes que les factions déchirent, des tyrans qui pressurent le peuple, une puissance qui croît de jour

comme si ce n'était pris assez, de tant de maux, une armée volante qui désole les campagnes, ruine les villes, épuise le trésor des princes et des républiques, c'est le triste spectacle qu'offre l'Italie au moment où parut son libérateur, le cardinal Albornos.

I) naquit à Cuenca, petite ville de Castille. Ses ancêtres s'étaient illustrés sur les champs de bataille; ils lui léguèrent, avec l'honneur des vieilles races, l'ardeur guerrière qui les animait. Il montra des talents précoces et son père l'envoya étudier le droit a Toulouse. I! y fit de rapides progrès et s'y distingua parmi la foule des jeunes étudiants. Quand ses études furent achevées, il embrassa le service des

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