FagoiD, la porte I- ftcntottiun
répondre par un refus à l'annonce otllcîcOli- lin son élection qu'on (levait lui faire à Marseille. Ses amis l'en détournèrent. Ils lui montrèrent les malheurs qui menaçaient l'Église si le saint-siège vaquait plus longtemps. Il prit la résolution d'adhérer à l'élection.
Il passa par Gênes et descendit à l'ancien monastère de Saint-Michel. Un vague pressentiment s'était répandu dans !a cité. Le conclave n'avait pu dérober à tous les yeux le résultat du scrutin. Ou avait étudié, suivant la coutume, toutes les démarches des cardinaux. L'ordre qu'ils avaient donné à Guillaume de revenir prompte ment avait peut-être éveillé les soupçons. Enfin, le peuple de Gènes se doutait de la vérité. Le doge Roccanégra connaissait l'élection de Guillaume. Le légat demande à lui parler. Boccanégra craint que le peuple île Gênes m- fisse quelque manifestation s'il vient à savoir que le Pape élu est dans ses murs, et s'abstient de visiter Guillaume. Il exige que le légat vienne lui-même au palais ducal. Il lui envoya son chancelier avec une suite nombreuse , comme il convenait de le faire pour un légal. Guillaume vit avec peine les honneurs qu'on lui rendait. S'adressant au chancelier, il lui dit : « Pourquoi avez-vous amené tant de monde? Je ne suis qu'un pauvre clerc. 11 ne me convient pas d'aller au palais avec tout ce cortège. » Le chancelier renvoya tous ceux qu'il avait amenés, el le légat se dirigea vers le palais seul avec le chancelier'.
Enfin, Guillaume partit pour Marseille. Il y arriva le 28 octobre. Le sacré collège lui notifia, le même jour, son élection. Il répondit qu'il nrcrpiail et se mit en roule pour Avignon, où devait se faire le couronnement. Le Rhône et la Ilurance avaient débordé. Avignon était cernée de tous cotés par les eaux. Guillaume ne put y entrer que la veille de la Toussaint. Il reçut les félicitations du sacré collège,