Bépalfnnk, M», du Vatican
172 HÏSTOIBE d'urbain V.
sa main puissante, met en fui te les superbes, exalte l'Église et ses enfants. Nous louons la diligence que vous avez mise à nous apprendre la nouvelle de celte victoire. Nous vous exhortons, nous vous engageons vivement, vous et les autres confédérés , a poursuivre avec vos soldats et ceux de l'Église l'hérétique liarnabo ainsi que ses alliés, maintenant qu'ils sont dans la consternation, que leur puissance déjà ébranlée va s'écrouler, comme on ne peut en douter', o
Le Pape ne se trompait gui';re. liarnabo se crut impuissant à résister plus longtemps; M vit sa mine prochaine, et, découragé par les revers qu'il venait d'essuyer, il implora la paix. Le Pape pensait que l'Église doit imiter la miséricorde de Dieu, et ouvrir ses bras aux méchanls qui s'humilient ei reviennent à elle; il se montra disposéà traiter avec liarnabo et donna en conséquence des pleins pouvoirs au cardinal Albornos pour la conclusion de la paix. Il n'y mit qu'une condition : toutes les villes du Bolonais occupées par le tyran devaient être rendues à l'Église.
La condition parut trop dure à liarnabo; il fit traîner en langueur les négociations; il profita même, des rapports qu'il eut avec les alliés pour tenter de les séparer du Pape et de ksgagner à sa cause. Le roi de France et celui de Chypre, qui étaient alors à Avignon, lui envoyèrent des ambassadeurs pour l'engager à conclure la paix. Il refusa d'écouter leurs conseils, les joua , et fit de grands préparatifs de guerre. Il serait entré de nouveau en campagne sans la menace que lui firent l'Empereur et le roi de Hongrie, d'envahir le Milanais à la tête de leurs troupes, s'il ne s'empressait de se réconcilier avec l'Église.