Rtgtste. t n
L'.ti i D,- Ci
de l'empire. Le roi de Hongrie se souvint de l'honneur que lui avait fait Innocent VI en le nommant porte-drapeau de l'Église. Il offrit lonte son armée à Urbain V. Tous les rois de l'Europe entrèrent dans la ligue. C'était fait de Barnabo s'il n*6Ût écouté k temps les conseils de la prudence. El fil quoique ;'i rvgrel h paix a ver l'Église.
Il lui fallut renoncer à la possession de Bologne, do Crevalcuore et de mutes les autres villes de l'Élat ecclésiastique qu'il avait usurpées. Le Pape prit l'engagement de lui payer la somme de cinquante mille florins d'or. Les prisonniers furent rendus de part et d'autre. Mais il y eut dans le traité une rinuliii.is: imposée t'itr lointains, qui dut contrôler le emur d'Urbain V : ce fui l'éloignement du cardinal Albornos. Ilarnabo, irrilé contre ce cardinal qui avait déjoué tous ses plans, refusa de traiter avec lui. Il mit pour condition à I» paix, qu'un autre légal, le cardinal Andmin, gouvernerait Bologne, tant lui inspiraient de haine et de crainte le courage ei les talents d'Albornos. La légation de l'État de l'Église fut donc partagée en deux. Le cardinal Androïn eut Bologne, Forli, Ravenne: le cardinal Albornos, les Marches, l'Omhrie, le duché de Spolet.ie et toute la pariie méridionale.
Androïn fit à Milan une entrée solennelle qui ressemblait à un triomphe. Barnabo voulut, par des honneurs excessifs, satisfaire le Pape et gagner à sa cause le légat déjà trop bien disposé en sa faveur. Celui-ci ne vit pas que tous les , honneurs que leur rendait l'onnemi de l'Église étaient une injure mortelle et prouvaient que Barnabo n'avait rien à redouter de lui. Il signa dans Milan, au nom du Tape, le traité de paix, réconcilia les seigneurs, lombards avec Barnabo et mit le sceau aux préliminaires de paix que le marquis de Mont ferrât et Galéas Viscoatt avaient signés, à la prière de Marc de Viterbe. Un grand tournoi fut célébré à Milan. Tons les princes de l'Italie vinrent y signaler leur courage.
HISTOIRE D'UBBAIN V.
[/Italie, l'Europe (oui entière étaient en paix, grâce aux efforts persévérants du Pape. Rien ne s'opposait plus à la croisade,. Urbain V allait s'y consacrer [oui entier. M n'y eut qu'une terre nu munde où l'on déplora la conclusion de la paix, ce fut In Lorobardie: Barnabe, irrite contre les seigneurs guettes qui avaient défendu la cause de l'Église, voulut leur enlever lotit moyen de se déclarer contre lui, si la guerre se rallumait encore. Il lit démanteler les châteaux et les forteresses qui étaient en leur pouvoir, et ne laissa debout qui' les places fortes qui lui obéissaient directement. 11 lit peser un joug de fer sur ses peuples, inventa de nouveaux Impôts et de nouvelles tortures, s'appliqua de préférence à maltraiter les prêtres et 1rs religieux et se montra aussi cruel que son frère Galéas.
S'il est permis de juger les actes d'un Pontife aussi grand qu'Urbain V. cette paix fut une faute. L'Église ne pouvait compter sur la parole de Barnabe. Il fait aujourd'hui la paix avec elle parce qu'il est lu plus faible. Devenu le plus fort, il reprendra les armes. Quand le cœur de l'homme arrive à ce degré de malice et de corruption où Barnabe était descendu, tout espoir de changement devient illusoire. Barnabo était l'ennemi le plus dangereux qu'eut l'Églisi1. I.orsmi'' le danger dont le ineiMa' h limite de mus 1rs rois de l'iùirepe sera passé, il reprendra ses menées
des amies et des soldats aux ennemis de l'Église, il fera de nouveau une guerre acharnée au saint-siége et empoisonuora les derniers jours d'Urbain V.
Ce Pape n'eut en vue que les intérêts de la croisade et le prompt retour du saint-siége à Home. Mais, avant d'aller combattre au loin les ennemis de l'Église, il devait détruire l'ennemi qu'il avait près de lui, ennemi plus redoutable que les Turcs et les Sarrasins. Au lieu dese borner uniquement h préparer le retour du saint-siége, il devait songer à éloigner les causes qui le forceront un jour à revenir en
Uuiisa t>y Ci:
[■Vance. Hourquoi ne pus détruire fiaruaiio quand on pouvait si aisément l'accabler? L'empereur, le roi île Hongrie, ions 1rs anires rois de l'Kurope mettaient à In disposition du l'spo leurs armées. Ou devait accepter ces OlTrcs. Quelle insistance pouvait (ippnser l!am;ib'i quand la ligue lombarde toute seule le faisait reculer ; Tant qu'on n'ira pas attaquer, dans siin refaire, ce tigre féroce, il désolera le nord de l'Italie et fera le malheur de l'Église. Les historiens de l'époque lâchent d'excuser Urbain V, et pour lui faire pardonner ce traité", ils cherchent des raisons : l'amour de la paix que l'Église ne cesse de prêcher, la croisade qu'une guerre avec Barnabo pouvait retarder. Mais un point où tous le
haine du tyran. Si Barnabo avait dicté les conditions de celle pais, il n'eût rien e\igé de plus humiliant, et c'est au moment où l'Église est victorieuse qu'elh; sacrilie celui qui vient de lui conquérir un royaume. L'Église doit, comme tous les Étals, se son venir des service; reçus, soutenir ceux qui l'onl servie et défendue. Abandonner ses amis, c'est
dévouement, forcer les liomums à ne consulter que des intérêts étroits et égoïstes. 11 n'y a qu'une fausse politique qui sacrifie ses amis à l'intérêt du moment. Le plus grand intérêt d'un homme, d'un État, de l'Église elle-même, c'est d'avoir des amis nombreux et puissants. Le Pape commettait donc une faute en abandonnant Albornos qui avait
repos, son sang, sa vie, les êtres qu'il chérissait le plus. Albornos accepta cette disgrâce avec une grandeur d'àme antique. Il ressentit l'affront, mais il sut mettre au-dessus d'une gloire passagère les grands intérêts de l'Église et la servit avec la même fidélité qu'autrefois.
Quand Urbain V eni fait savoir au légat ce que les malheurs des temps exigeaient de lui, celui-ci répondit qu'il le ferait sans peine, que la ville do Bologne lui devait beaucoup, mais lui devrait davantage encore si, pour le bien et le repos des citoyens, il savait modérer sa douleur. Il écrivit a Gomez son neveu qu'il avait fait gouverneur de llolugne, et lui ordonna de venir le rejoindre dès qu'il aurait remis suu atiun ilé aux mains du nouveau légat, ilologne vit partir avec regret le chef habile qui l'avait si bien gouvernée après l'avoir défendue avec tant de courage. Elle lui décerna une couronne ornée de pierres précieuses et de figures symboliques. Cornez était à peine sorti de Bologne qu'il trouva l'occasion de signaler son courage contre les ennemis de l'Église et de la société.
Les routiers, divisés en deux troupes, avaient envahi le territoire pontifical. Albornos eut voulu aussitôt leur livrer bataille. Mats sa vieille expérience le rendait avare
du sang des hommes. Avant de combattre, il essaya de négocier. Les Anglais liaient campas sous les murs d'Aquila. Albornos leur députa Cornez, qui connaissait plusieurs de leurs chefs, et devait leur proposer de s'enrôler pour six mois au service de l'Église el de la reine de Kaples, moyennant la S'imme il1 151) mille dncais. Ces propositions ayant été" acceptées, Ubornos mena les Anglais à la rencontre des routiers illem imh rpi déarnu' liaient parla vallée de Sienne, sous le commandement d'Anichin et d'Ambrosiole. Anichin effrayé implora la paix. Albornos promit d'accueillir ses propositions s'il voulait remettre entre ses mains les villes dont il s'éiail emparé dans l'État ecclésiastique, prendre l'engagement de ne pas servir de trois ans sous les drapeaux des ennemis de l'Église ou de In reine Jeanne, enfin, de marcher sous la conduite de tîomez, moyennant nne forte somme d'argent. Les Anglais prirent ombrage de ce traité. Ils craignirent qu Albornos ne mit du retard a leur pajer la somme dont ils étaient convenus auparavant, formèrent le complot 6>: s'emparer de Oomez et de le tenir prisonnier jusqu'au moment où la somme leur serait comptée, ijuelijues amis préviennent Uomez. Il court se réfugier dans Orviéto avec les soldais qui lui restent fidèles. Puis il envoie des messagers aux villes voisin», les priant de venir à son secours. Furieux de voir que leur proie leur échappe, les Anglais commirent d'horribles défais daus lis campisgiii' d'Oiviélu. i ^.vndanl . de tous côtés, les villeseinoyaieni des troupes an secours de Gomez. Quand il se voit à la tete d'une armée égale en nombre à celle des Anglais, il va les chercher dans la plaine de Pérouse, où ils avaient porlé le fer et la flamme, et leur présente la bataille. L'ennemi n'ose sortir du camp où il s'est retranché, fiomez vient le bloquer. Déjà l'ennemi commence à ressentir les horreurs de la faim, Il profite d'une nuit obscure pour décamper. Gomez le poursuit, l'attaque, le disperse. Les débiis de cette armée vont se réfu-
20fi HISTOIRE l)'l)RB*IN ï.
gierdansun château fon dont Gomez forme aussitôt le siège. Comme ils n'avaient pas de munitions, les routiers furent bientôt forcés de se rendre. Gomez lit trancher la léie à tous les chefs pour montrer que le brigandage ne demeure jamais impuni. Il permit aux simples soldats de se retirer partout oii ils voudraient. après avoir juré de sortir au plus tût des États de l'Église.
Les Pêrusins s'étaient emparés d'Assise; ils y tenaient garnison. Albornos, voulant achever sou ouvrage et détruire dans les États pontilicanx la tyrannie, sous quelque forme qu'elle se présente, part à l 'improviste pour l'Oiubrie, avec des troupes lidele.s. Il entre dans Assise, en expulse les Pérusiits et rend cette ville à l'Église.
Ainsi, le saint-sié:;e avait en peu de temps recouvré tout son domaine. Les Romains eux-mêmes, déchirés par les factions, répudiaient une liberté qui leur était si funeste. Ils avaient chassé les h irons ei livré i-' ^iiuvei-nement. de la cité a mi cordonnier, lîo:i.i :lnt1 < . Lutin, ils se doiinèreni à l'Église romaine, à la condition toutefois qu'ils ue seraient jamais gouvernés par le cardinal Albornos, tant ce grand homme savait inspirer de crainte aux factieux. La conquête de l'État ponlitii'al éi.iil achevée-, un homme seul avait accompli celle merveille. Venu d'Avignon avec une faibli' armée, il eut devanl lui un peupie indiscipliné, des seigneurs riches et puissants qu'il fallait maintenir dans
stades no purent l'arrêter. Avec une politique pleine de
soin de les combattre séparément, et parvint à les dompter. Quand l'ennemi était plus fort que lui, il savait le vaincre par la ruse. Dans les moments critiques et lorsque tout semblait perdu, sa présence d'esprit venait le tirer du danger où tout autre aurait péri. Il ne s'abandonna jamais. Il eut toujours confiance en lui et en Dieu, comme tous les hommes qui tentent de grandes choses. 11 inventa l'art de
la guerre moderne, non tel art qui consista à jeter les unes sur les antres de grandes musses d'hommes et à procurer toujours la victoire à la force, mais cet art qui fait beaucoup avec de faibles moyens el triomphe de la force matérielle, du courage aveugle et indompté, avec les ressources do l'esprit el nue direction intelligente. Albomos fut sans contredit le plus grand capitaine de son siècle. Il inspira uno vive admiration à ses contemporains. L'État romain, la cour d'Avignon, toutes les cours de l'Europe retentirent de ses louanges.
Tant de gloirv e\cita h jidousie des ennemis d'Albomos. On l'accusa auprès du Pape d'avoir violé les traités pendant la guerre contre Bamabo el détourné à son prolit une partie des revenus de l'État. Le bruit de ces accusations arriva aux oreilles d'Albornos nu moment on le Pape l'envoyait à Naplos remplir une mission importante. 11 s'indigna, pria le Pape de confier sa mission à un autre légat ei de lui permettre de venir à la cour pontificale confondre ses accusateurs. Urbain V prit sa défense et lui ordonna de partir aussitôt pour Naples, sans s'inquiéter de la jalousie el de la calomnie. Il lui parlait ainsi :
« Nous admettons pleinement vos dénégations. La pureté de votre conscience, votre prudence consommée, le zèle que vous montrez pour l'Église nous sont connus. C'est pour la gloire et le salut de l'Église, pour la défense et la liberté de son domaine temporel que vous avez fait cette
détruit les tyrans, et les snj-ls de l'K-lrs.-. qui subissaient autrefois le joui; d'une servitude odieuse, ont pu jouir de la paix. ÏSous ne croyons pas, nous n'avons jamais cru les calomnies de vos ennemis, qui nous sont connus, (l'est pourquoi nous nous étonnons que votre coeur magnanime el voire constance vous fassent déraut en ce moment; que vous qui étiez autrefois si ferme dans les plus grandes difficultés, vous qui triomphiez des ennemis les plus redou-
3IIK
tables, vous vous laissiez vaincre n la calomnie; nous nous (Humions qui- h langue des MHf:lts;itns >'i dis c: i k>m ni :i l(-i«rs vous chasse d'Italie, ce que ne purent faire vos ennemis les ptus pnissanis. Quel homme illustre par ses vertus et comblé d'honneurs, quel homme éleva" en dignités a su
juges, ni les rois, ni les Pontifes, ni Jésus-Christ lui-même n'ont pu le faire. Nous savons que vous avez encore la vigueur de l'esprit et du corps. Si vous voulez vuus souvenir du bienheureux llilarion qui redoublait ses travaux et ses abstinences à mesure qu'il avançait en flge, vous reprendrez une force nouvelle dans voire vieillesse. Si vous désirez augmeiiier vos mérites devant Dieu, comme nous ru sommes [ifrsu.ïdé. arci'-pli'Z le Iravail qui \osis esi imposé, comme saioi Martin le faisait en présence de la mort; car nous vous croyons encore néit^sair'' au peuplede saint Pierre. Si vous pratiquez la vertu de l 'obéissance, qui est préférée aux victimes, vous pourrez, comme saint Paul, vous glorifier plus que les autres dans le Seigneur1, n
Albornos se rendit aux désirs du Pontife qui voulait l'honorer en lui confiant la mission qu'il n'avait pu remplir lui-même. Sa renommée, les lettres qu'Urbain V lui envoya pour la reine Jeanne, le roide Majorqueet les autres princes du sang, lui valurent à ÎNaples un accueil brilhni. Jeanne prêta entre ses mains serment de fidélité au Pape et à l'Église romaine, se déclara feudataire du saint-siège. Elle avait aliéné plusieurs tlmu aines de fa couronne pour faire face aux nombreuses difficultés de son règne. Albornos, par ordre du Pape, annula ces ventes qui étaient préjudiciables à l'intégrité de la couronne cl invalides par défaut de forme, le Papo, suzerain de la reine de Naples. ne les ayant pas approuvées.
i. JfeflMf», t. Ili, fol. 30.
La légation d'Albornos dura uq an. Pendant ce temps, il fit leprocès aux l'ratïcellos condamnés par JeanXXII. L'anlipape Pierre de Corbière étant mort, et leur fauteur Louis de Bavière ayant repassé les Alpes, les Fraticelles se réfugièrent dans le royaume de Naples. Ils fondèrent de nombreux établissements dans les gorges des Apennins, ilienzi, chassé de Home, avait trouvé chez eux un asile. Ils croyaient Être les seuls qui observaient les règles de la pauvreié évangélique. Le Pape, les cardinaux, les évéques no faisaient plus, suivant eux, partie de l'Église. Eux seuls formaient le corps mystique de Jésus-Christ. Mais l'hérésie corrompt bientôt les mœurs, quand déjà elle n'est pas la suite du vice. Les fraticelles, libres de toute règle, ne prenant d'autre guide que leur orgueil, tombèrent dans mille excès. Rien de plus infâme que leur vie ; ils tenaient leurs assemblées, pendant la nuit, au tond des cavernes, chantaient des psaumes pour donner un prétexte à ces réunions. Quand les chants étaient Unis, un prêtre faisait un discours sur l'amour du prochain, qui était, a leurs yeux, l'unique vertu des chrétiens. Enfin, toutes les lumières s'éteignaient à un signal donné, et l'assemblée se livrait à l'orgie. Les enfants qui venaient de ces unions monstrueuses étaient apportés aux prêtres. On les brûlait en un lieu destiné à ces horribles mystères. Leur cendre était recueillie dans une urne. On la mêlait au vin que buvaient ceux qu'on initiait au sacerdoce. Comme ils croyaient posséder parmi eux l'Église véritable, les Fraticelles avaient un collège de cardinaux ainsi qu'un souverain pontife. Quand ce dernier mourait, ils avaient inventé une cérémonie infernale pour lui donner un successeur. Les prêtres réunis en cercle prenaient ie corps d'un jeune enfant, le faisaient passer de main en main, le pressaient fortement avec leurs doigts, et lui faisaient snuffrir d'affreuses douleurs. Celui entre les mains de qui l'enfant expirait était déclaré pontife. Le cardinal Albornos eut M
210 uisroiBE q'lbbain v.
horreur de eus infamies. 11 se mil à la téte d'un curps d'armée, envahit les Apennins, s'empara des chefs de la secie, les mit à la toriure pour en obieoir le nom de tous les coupables et lit monter sur le bûcher tous ceux qui avaient pris une part quelconque au sacrilège et à l'infanticide. 11 Ht grâce aux sectaires qui lui parurent moins dangereux que les autres, après les avoir cependant obligés à abjurer leurs hérésies '.
lient ré dans les États pontificaux, il consolida ses conquêtes par des lois sages. C'est lui, de l'avis de tous les historiens, qui fonda l'État pontifical moderne, soit en en faisant la conquête, soit on lui donnant les lois qui l'ont régi jusqu'aujourd'hui.
Depuis la chute de l'Empire, le droit romain gouverna l'Italie, avec cette différence lomefois qu'au nord et au midi les Lombards et les Normands modifièrent ce droit par des lois et des coutumes pri meulières à leur nation, tandis que l'Élut pontifical, n'ayant jamais subi lejoogdes barbares et passant successivement de la domination des Grecs sous celle des Papes, garda le droit romain dans toute sa pureté. Bologne possédait la plus célèbre de ioules les écoles de droit romain qu'il y eut au moyen âge. On venait du reste de l'Italie et de la France elle-même y puiser la science du droit comme à sa soorce. Les Capitulaires do Charlemagne ne modifièrent pas cette législation. Elles n'eurent pas à Rome la même autorité que dans le reste de l'Europe. Quand la domination des l'apes se fut affermie et que le peuple vit en eux ses princes temporels, leurs constitutions vinrent s'ajouter aux édits des anciens empereur:.; et furent reer.e.-i eoimn:.' :nisde l'Ut n t. Les constitutions connues sous le nom de Décret de Gratien et cellesqu'on appela du nom de Décréiales, de S exte, de Clémentines et d'Extravagantes, eurent force de loi quand