CHAPITRE X
Tandis qu'il travaillait à l'union des princes chrétiens, le Pape n'oubliait pas la grande affaire de la croisade. Il chargea lus Vénitiens du soin d'armer la floue qui devait i»rter en Orient le roi de Chypre et les croisés, i! pressa Pierre de Lusignan de voler ait plus tôt an secours de l'Orient. Le départ alhil s'effectuer quand le chef de la croisade, le roi Jean, mourut. L'un des otages qu'il avait donnés au roi d'Angleterre, le duc d'Anjou son fils, s'élant échappé, Jean voulut réparer cette félonie eu retournant dans sa prison. Comme les- Français voiilwiu le retenir en France, il prononça ces belles paroles : « Si la bonne foi était bannie du reste de la terre, elle devrait se réfugier sur ia bouche des rois. »
Arrivé à Douvres, la veille do l'Épiphanie, il voulut aller vénérer les reliques do h ciibrilnde du Oniorbéry, puis il
cour, et le reçut, non comme son prisonnier, mais plutôt comme son suzerain. On a inventé mille prétextes pour expliquer cette belle résolution du roi Jean, tellement les