‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 53 sur 162 · I. Rajnalui · texte numérisé non relu

I. Rajnalui

HISTOIRE 0 UBB11S V. 251

allait Être enseveli sous les Ilots, quand il implora, peutêlre pour la prfiiiièiv fois de s;t vio, le secours du ciel, il

vage, <|uTil ue croyait plus revoir, il s'acquitta de son vieii, dépouilla Ions lus ornements royaux, alla eu chemise et la corde au cou dans une église dédiée à la Vierge, et déposa son offrande sur son autel. Urbain V fui louché de cet acte de foi e! de piété. Il crut Pierre le Cruel revenu à des sentiments plus humains, et exhorta le roi d'Aragon ù faire la paix avec lui. Sa piièrc ne fut pas écoulée. De part et d'autre on se préparait avec ardeur à' la guerre.

Cependant, Urbain V accomplissait de pieux pèlerinages aux tombeaux de saiut Victor de Marseille, de saint tlzéar et de sainte Delphine. Saint Eliéar l'avait tenu sur les fonts de baptême, et avait prédit h son père sa grandeur future. Avant de l'inscrire aux sacrés diptyques, Urbain V voulut

une égale dévoliou pour ce couple illustre. La première année de son pontificat, Urbain V avait délégué l'archevêque d'Aix, ainsi que les évoques de Sisterun et de Valsons, pour informer sur la vie et les miracles de la sainte,

qu'il eût Je hhUiïïî eaijiiiii.séc, si bien lui eut iluniui le temps

de terminer les procédures. li'Apt le Pape revint à Avignon. Puis il se mit en route pour Marseille et vint visiter celte abbaye de Saiiit-Vickii' qui fut le nid humble et pieux, comme dit Pétrarque, d'où il prit son essor pour les hauteurs de la papauté.

Cette abbaye, l'une des plus illustres de France, fut fondée au-dessus de la crypte où les murtyrs s'étaient cachés,

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Mais le voisinage de Marseille la força d'aller chercher au loin des lieux plus recueillis. Cette grotte fut le berceau de

HISTOIRE D'UHBÀIN V.

la foi en Provence. On creusa tout autour, comme aux catnruitilus de lînriiiî. des alléi s sijn(ciT;iiii',s oit les martyrs étaient ensevelis. Les corps de saint Victor fi de ses compagnons, ainsi qu'une foule d'autres, furent cachés dans ce lien sacré. La persécution sovissail encore quand on érigea devant la grotte antique un autel a la Vierge Marie. On l'y honora depuis sous le litre du Notre-Dame- de-Confession on des Martyrs. I.a paix ayant été rendue à l'Église, les fidèles bai irent une ma sniliqin' église an-dessus decetle crypte qui leur estait chère, à tant de titres. Enfin, saint Jean Cassien, diacre de saint Jean Chrysosionie, après avoir défendu à Home la cause de ce grand docteur, vint en Provence, et se fixa à Marseille au temps de l'évéque Procu- Ins. Il y fonda deux monastères, l'un pour les hommes, sur le tombeau de saint Victor; l'aulru pour les femmes, sur les rives de l'Huveaune.

La réputation de science et de piété qu'il s'était faite lui attira mu' foule de disciples. Pifisienrs milliers de moines lui obéirent. Dès l'origine, l'abbaye de Saint-Victor jeta beaucoup d'éclat. Par les soins des abbés successeurs de Cassien fut amassé un riche trésor de reliques. Les martyrs de Marseille, les quatre dormants d'Ëphèse, les saints Cbrysanle et llarii-, saâite Kusébie et ses compagnes reposaient dans la crypte. On y gardait plusieurs reliques de li |--'n*i---n, liilm. Ii <-r.ni .[#• iiii.i lri-ti>: i- i ■ ■■■

Les rois de France Pépin, Charlemagne, Louis le Débonnaire et Lotliairo accordèrent de grands privilèges à l'abbaye. Le Pape Jean XVI11 déclara le monastère exempt de la juridiction de l'évêque. Saint Léon IX le soumit immédiatement au saint-siège en 1050. Enfin, saint Grégoire Vit confirma et amplifia tous ces pris'ilëgi-s. Plusieurs fois l'abbaye de Saint-Victor fut ruinée par les barbares. Elle sortit toujours de ses ruines. Les Normands l'ayant incendiée au neuvième siècle, les louanges de Dii.'ti cessèrent d'y retentir l'espace de cent ans. Guillaume I", vicomte de Marseille,

et son frère Honoré qui en était évfiquc. aidèrent saint Isarne à relever l'antique abbaye. Le Pape Benoît IX, chassé do Home par le? fartions, étant venu à Marseille, consacra l'église souterraine et l'église supérieure, le ■ octobre lflfiO. La première fut dédiée à la Vierge Marie

ic folle d'évéques et d'abbés l'assistèrent dans ses foticms, comme en fait foi le procès-verbal de la consécraiii '. V.i: 1ÎIH1, en rt'lii'ilii l'I^liso qui uirii;i<\iil ruine. Urbain V eut toute la vie une prédilection pour l'abbaye de Saim-\it:ior. Le prietin: de Chirac;, oii il lit pm: lésion,

!0, cellérier 'abbaye par

pect de l'abbaye était imposant

dont la garde lui fut autrefois eu or et en argent. L'une étai de saint Victor, et l'autre celui

confiée, il fit deux chasses t destinée a recevoir le chef de saint Cassien, La châsse

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