‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 54 sur 162 · I. Gallia c/irij/iano · texte numérisé non relu

I. Gallia c/irij/iano

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de saint Victor coûta seule ft.000 florins d'or '. Urbain V enrichit l'église de magnifiques ornements d'autel, en soie et en drnp d'or. Quand la restauration dn l'église fut achevée, il vînt en consacrer l'autel. Il fit à pied le trajet d'Avignon à Marseille. Dix cardinaux et une foule de prélats l'avaient suivi ». La ville de Marseille vola tout entière au-devant de lui. Une longue procession vint à su rencontre. L'étcmIanI de la ville el celui de la reine Jeanne ouvraient la marche. Le dais fut présenté au Pape à la porte de France. Autour de lui et sous le dais (iraient placées les chasses de saint Lazare, de saint Victor, de saint Cassien, et de saint Louis, évéqno. I"ne foule immense remplissait les rues et les places publiques. Tontes les rues,

étaient richement tendues et illuminées. Les habitants rendirent tant d'honneurs au Pape, s'il mi faut croire Pétrarque, qu'un aurait cru qu'ils recevaient non pas un homme, mais celui dont le Pape est sur la terre ie représentant el le vicaire '. De tous côtés éclataient des cris de joie et des chants b la louange du Pape. Urbain V, heureux de tous ces témoignages d'alïccliou que lui donnait une grande cité, sentit plus d'une fuis de douces larmes mouiller ses ;eux. Mais reportait l à Dieu seul le triomphe que lui décernait Marseille, à mesure que les cris du peuple retentissaient dans les airs, il répétai! à voix basse ces paroles du Prophète que les souverains pontifes, ses successeurs, ont toujours eues sur les lèvres en pareille circonstance : Ifonnobit, Domine, non nobis, sai nominituoda gloriam. Le souvenir de Home lui vint à l'esprit au milieu de ce triomphe. II prononça ces mémorables paroles : « Devrais-je aller en Italie et à Home seulement pour exciter la dévotion

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