CHAPITRE XII
Mpwt doa Mtoisés. Priw tfAlsjondrlo.
Tandis qu'à l'Occident les routiers humiliaient l'Église, à l'Orient les croisas la défendaient et la couvraient de gloire. Quelques hommes d'élite avaient écouté la voix d'Urbain V et pris la croix. Hennis à Venise, ils attendaient impatiemment le jour du départ. Enfin, au mois de juin (1365), le roi (îe Chypre se mit en mer avec la petite armée qu'il avait enrôlée ; il fit vceu de ne pas entrer dans son royaume, qu'il n'eût tenté une attaque contre les infidèles, dût-il y trouver la mort. Quand Urbain V apprit le départ de la flotte chrétienne, il pria pour le succès de l'expédï-
avons appris, lui dit-il, que vous avez quitté Venise à la télé des soldats du Christ formant une urinée nombreuse, et avec l'aide puissante de Celui pour qui vous combattez. Nous prions Dieu avec une vive ardeur de diriger votre route, d'inspirer vos actions, de soutenir votre armée, de vous accorder le succès, le salut et la prospérité, afin que l'Église universelle se réjouisse, que l'infidèle frémisse de crainte et qu'une foule de chrétiens sentent le désird'imin
ter votre sublime dévouement. Courage
6 fils très- ;ec courage.
liocho, frcrc du roi, v Chypre. Les cheval h
de Rhodes, le roi et les barons voulurent recevoir le Dieu qui dooDO la fore.: et la victoire. Le légal ce" lé lira l'auguste sacrifice. I,e roi, les seigwcrs. l'armé mut entière, reçurent de sa main le pain île vie; il n'y eut pas un homme qui ne se fui préparé à cette grandi: action, l es infidèles que les chrétiens avaient à leur Service furent frappés de tant de piété. Plusieurs emn rassirent la foi chrétienne.
Le roi de Chypre avait une armée de dix mille fantassins et de quinze cents cavaliers, ainsi qu'une flotte de cent voiles. L'année n'était pas nombreuse, mais elle pou- \ai[ s'acmiiu-'! ais 'i^ciit : il i-lah |0'n:>al)li ■ ijnc ! '( )c<:i dent enverrait de puissants renforts si on préludait par un coup