‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 6 sur 162 · Fi» lie jnr'nlr BrigUte, r>r OI«n« MURnus · texte numérisé non relu

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HtSTOlBt d'urbain V.

Romains en accordant le jubilé. Il espéra que l'alîluence des pèlerins apporterai! dans Home l'abondance el les richesses. C'est ainsi que les Romains se montrèrent reconnais sa Dis. Si on médita ces faits et que l'on considère les événements qui signalèrent ',<• pnniilical de Clament VI, nn n'itéra pas niiiiliiinniT sa cniiiluite et on l'excusera d'avoir préféré Avignon à Rome. Car la volonté des hommes n des limites que la divine Providence lui trace. Leur faiblesse est trop grande pour tenter l'impossible. Le Pape et ses cardinaux soupiraient après le retour <lu sainl-siége à Rome. Ce qui les retenait a Avignon, c'était la crainte des troubles qui agitaient Rome et l'Italie. On en voit la preuve dans les lettres de l'élrarque : « lin cardinal, dit-il, me demanda un jour si je pensais que le peuple romain et le sacré collège pussent habiter en paix la ville de Rome. Je répondis que nulle part ils ne seraient si bien, qu'on les respecterait, qu'on les adorerait. Le cardinal m'opposa l'exemple de lloniface VIII. Je répondis qoe Boniface fut fait prisonnier au sein d'Anagni et non à Borne; que même il revint à Hume dès qu'il put le faire. A ces mots le cardinal prit à témoin Jésus-Christ el tous les saints, et s'écria : > Je désire de toute mon ame voir Rome et y mourir1.»

Ces paroles trahis«'iil les préoccupations de la cour pontificale et montrent quelles raisons retenaient le Pape en France.

Avec le successeur de Clément VI, une Ère nouvelle commenta. Dieu suscita, comme par miracle, un homme d'une

il-; 'b-laelt-s, !" cardinal UliDruoi. C'est lui qui, dans la

pensée de Dieu, est destiné à ramener les Papes a Rome. Innocent VI devina le génie de cet homme providentiel. I! l'envoya en Italie, à la têle d'une puissante armée, conquérir les États de l'Église et préparer le retour du saint-siége.

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