‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 66 sur 162 · De gaie, t. a, nmidi Pftrmv · texte numérisé non relu

De gaie, t. a, nmidi Pftrmv

gnon avec les ambassadeurs romains pour complimenter le nouveau Pape Clément VI, il eut de longs entre Lien s avec Menai, qui faisait, comme lui, partie de la légation, et le Gonlinna dans ses folles pensées.

Son esprit plut à Clément VI, qui le chargea d'aller à Naples négucîer rdlargissembtH des prisonniers d'Étut. Il eut plusieurs fois l'uccasion de parier à la reine Jeanne, qui le nomma son chapelain. Ce titre tend à prouver que Pétrarque était prêtre. 11 parle plusieurs foisdans ses lettres de i'oflice divin qu'il récitait chaque jour, Certainement, il s'en fut dispensé s'il n'avait pas été dans les ordres sacrés. Il dit de plus que pendant le carême il ne pouvait réciter sans rire lus oraisons qu'en te wmps-là l'h^lisc faisait ciinpour le Pape. Ûr, comme ces trois oraisons sonl celles de la messe, on doit en conclure que Pétrarque était prêtre.

■\jtrjs uvuif [vus.-i dam, sa légation, il retourna à l'arme.

Clément VI demandait chaque jour de ses nouvelles. 11 revint « Avignon. Le Pape voulait le faire évoque. Il refusa.

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ot un travail assidu l'effrayèrent. Uuiin, Clément VI, qui était libéral, lui dit : I)em ondes-moi ce que vous soutires, je, ueus /'accorderai. Le Pontife eût tenu parole. Pétrarque répondit à tant de bonté par deux satire" rii*Ues qu'il écrivit contre Clément VI.

Vaucluso, sa vallée, ses .prairies, sa solitude plaisaient à l élrarque plus qu'Avignon. 11 alla de nouveau s'v réfugier, revint à Parme on l 'Mil, puis reparut à la cour pontificale. Clément VI voulut alors s'attacher Pétrarque et le nommer st-erélaii'i: apostolique. Pétrarque accepta. Mais ayant été prié de faire un essai de son talent, il écrivit mi'lellre d'un Style si élevé que la pensée du l'auteur était fort difficile à comprendre. Pétrarque ignorait Je style traditionnel des bulles pontificales. Clément VI dut renoncer aux projets qu'il avait sur le poète.

Pétrarque se trouvait à Avignon au fort des détaèiéa de

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Jean Visconli, archevêque de Milan, avec Clément VI. On trouva un jour dans la salle des consistoires une lettre qui; Satan était censé écrire au Pape et aux cardinaux pour les féliciter et les encourager à suivre la même ligne de conduite, qui avançait fort sus affaires. Cette lettre produisit un grand scandale. Pétrarque fut accusé de l'avoir écrite : on y reconnu! son style '.

Innocent VI ne lui fui pas favorable aux premiers temps de son pontifical. Pétrarque, voulant jeter le ridicule sur le Pape et sur toute la cour avignonaise, dit qu'on le faisait passer pour sorcier parce qu'il lisait Virgile. Mais un Pape aussi éclairé qu'Innocent VI devait avoir d'autres griefs contre lui. Il no put se résoudre à paraître devant ce Pape. Rien ne le retenant plus à Avignon, où il avait perdu ses meilleurs amis , le cardinal Colonna et Jacques Colonna , ainsi que Laure, il eu partit pour ne plus y revenir (1353). Attiré à Milan par les Visconti, il servit leur politique avec un zèle qui ne lui fit pas honneur. 11 séjournait dans celte ville la moitié de l'année; le reste du temps, il le passait à Venise, à Padoue, à Arqua. La solitude d'Arqua remplaça Vaucluse : c'est là qu'il mit la dernière main à ses œuvres. Les principales sont des lettres innombrables où le poète peint son âme, décrit ses voyages, les hommes qu'il rencontre, et médit tout à son aise ; un poème sur l'Afrique, qu'il estimait beaucoup, et que la postérité a jugé on peu sévèrement ; des satires plutôt méchantes que spirituelles, un dialogue avec saint Augustin, une lettre à la postérité, qui n'y serait pas allée, si Pétrarque n'avaii écrit ses poésies eu langue vulgaire et ses lettres sans litre. Ses poésies sont l'expression naïve et sublime des plus tendres sentiments; les lettres sans titre distillent le venin de la calomnie et de la haine. Si on ne savait pas que l'homme est

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