‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 69 sur 162 · fogcsle, I. TV · texte numérisé non relu

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tifo répondit que l'Empereur ferait mieux île précéder ie

Pape.

Kn effet, Barnabo semblait se relever de ses nombreuses défaites. La paix lui avait donné le moyen do remplir ses coffres et de se préparer à la guerre; il voulait réduire la ville de Cônes qui s'était révoltée. Le moment lui parut favorable. Gènes était divisée par dt'iix factions, le peuple et les nobles. Le doge Adorne était avec le peuple. Biirnabo comptait profiter de er s divisions pour unir Gènes au Milanais. C'était la perle de la liberté en Italie. Soit frère Galéas venait de se mettre en campagne, déjà plusieurs villes du Piémont étaient tombées en son pouvoir; il menaçait la Provence, Urbain Y pria l'ICmpereiir d'intervenir. Après quoi, il tâcha de réconcilier entre elles les deux factions de Gènes. Le cardinal Albornos, la reine Jeanne, ainsi que Marc de Viterbe. recurent l'ordre de s'interposer1. Tant d'efforts ne furent pas inutiles. Gènes, menacée dans sa puissance et dans sa liberté, comprit à temps les dangers qu'elle courait et travailla ù sa défense. Ce n'était pas assez pour Urbain V ; Barnabo lui était suspect, il craignit que le tyran ne troublât son voyage et ne le forçat à repasser les mers quand il aurait accompli son retour ; il se proposa donc de renouveler l'ancienne ligue des soigneurs lombards. Nicolas, marquis d'Esio, et Malatesta le Hongrois, vinrent à Avignon pour terminer celte affaire. Ils passèrent à Pavie où Blanche de Savoie, épouse de Galéas, venait de mettre au monde une fille dont le nom est resté célÈbrc dans nos annales, VtàeMinc de Milan. Les deux seigneurs tinrent l'enfant sur les fonts avec AmédéeVI, comte de Savoie. De Pavie, ils vinrent à Milan, où Barnabo, qui se défiait de cette ambassade, n'oublia rien pour en démêler la cause secrète '.

t. Battu, t- IV.

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