PétnrqoB, SmUu, liv. IX, Jeltro
HISTOIRE d'uhbaih V. 333
posé de descendre, il longea la terre cl visita les villes du littoral.
Comme le vent était favorable, la flotle pontificale entra le soir dans la rade de Toulon. Le Pape mil pied à terre
en mer. Li-ji urli soir, il s'arréia à Yi'letraiidic et. v passa la nuit. Le vendredi 21 mai. la llotte mouilla en face du petit village de Saint-fliétiïie. Le l'ape descendit seul a terre. Le samedi inatin, il continua son voyage, et la Hotte entra dans le port d'Albenga. Le Pape et les cardinaux descendirent à tern;. Lt: dimanche 27 irni, la lotte cingla vers GéneS, où clic arrïîTfe mémo" jeairC T~
visitait Urbain V. Elle lit éclater les plus vifs transports de joie à l'aspect du Pontife. On eut dit qu'elle voulait lui exprimer l'allégresse que toute l'Italie ressentait au bruit de sa venue. La ville eniière vint le recevoir au rivage. Le blanc étant la couleur des guelfes, plus de mille personnes prirent des habits de cette couleur, et Grent cortège au Pape. Il descendit dans une ancienne abbaye de Bénédictins qui était, hors les murs, dans le quartier de Paradis1.
t^imme les liénois étaient toujours en guerre avec Rarnabo. quelques hommes prudents lircnt remarquer à Urbain v qu'il \ avait à craindre queliarnabo ne voulût attenter à ses jours ou à sa liberté, ce qui lui serait facile , !c monastère des bénédictins n'étant pas en étal de résister k un coup de main. Urbain V ([nitta aussitôt une demeure qui ne paraissait pas bien sûre, et rentra dans la ville, où des appartements lui furent préparés elle* les chevaliers de Saint-Jean. Les Rogations et la fête de l'Ascension le retinrent quain: jours a (jènes.