‹ Histoire d'Urbain V et de son siécleChapitre 84 sur 162 · I. Jt»r Italicum. I. Ibid · texte numérisé non relu

I. Jt»r Italicum. I. Ibid

Le mercredi 26 mai, dans l'après-midi, il parcourut à cheval ics nÛs'iîe GiVnFs, voulant faire jouir tout le peuple du sa présence. 11 portait l'aube, la chape et la mitre. Le doge de Gênes, Gabriel Adorne , ainsi que le podestat de Pistoie, eurent l'honneur do tenir les rênes de soo cheval '. Huit cardinaux revêtus de leurs insignes, plusieurs évéques, les mille Génois velus de blanc et un peuple immense s'étaient joints au coriége qui fut splcndide.

Le lendemain, jour de l'Ascension, le Pape fit l'office dans l'église des chevaliers de Saint-Jean. Il y célébra la messe solennelle1. Non content de tous ces témoignages d'estime et d'affection donnes aux Génois, Urbain V vWut les réconcilier avec Barnabe. 11 donna tous les pouvoirs nécessaires au cardinal Marc de Vilerbe, le laissa à Gènes et se remit en route le lendemain de l'Ascension 28 mai, laissant le peuple de Gènes ravi de sa douceur et de sT" piété.

Le soir la flotte alla mouiller o Portc-Venere, a l'entrée du golfe de la Spezzra. Suit que la mer fût houleuse, soit que le Pape éprouvât de la fatigue après tant de fêles et un si long voyage, il passa la journée du samedi et celle du dimanche à Porto- Vu nere. Il en repartit le lundi 21 mai. Ce jour-la la flotte no lit pas beaucoup de chemin ; elle alla jeler l'ancre en face de Sarzanne , et le Pape passa la nuit dans cette ville. Le mardi 1" juin, la flotte appareilla de grand malin ; le soir, elle mouilla dans le port de Pise. Il y avait avec le Pape une foule de seigneurs et huit cardinaux, parmi lesquels il faut compter son fière, le cardinal Anglic, qui éiail venu le joindre a Gênes en suivant le littoral. Il n'avait pas voulu traverser la Lombarde, de peur que Barnabo n'eut la pensée de le retenir en otage.

Les Pisans avaient fait d'immenses préparatifs pour re-

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